
Philippine est heureuse d’avoir un nouveau départ au lycée. Ainsi elle rencontre de nouvelles personnes qui pourraient avoir besoin de ces services. Par chance, une enquête sur des bijoux de grandes valeurs vont l’occuper.
4e de couverture
« Mon nom c’est Lomar, Philippine Lomar. Ce que je veux faire plus tard, je le fais déjà. »
Quelques jours à peine après sa rentrée au lycée, Philippine se fait une nouvelle « cliente ». Capucine, une jeune fille en fauteuil roulant, lui demande de l’aide concernant une bague volée. Alors que la détective mène l’enquête, elle entend régulièrement parler du Fakir, un mystérieux voleur qui fait ses casses sans armes ni violence…
Mon avis
C’est assez plaisant de retrouver la jeune enquêtrice. Philippine Lomar est ravie d’entrer au lycée avec de nouvelles aventures qui l’attendent. D’ailleurs, elle n’hésite pas à distribuer sa carte de visite. On ne sait jamais. Parmi tous les élèves, il doit bien en avoir qui ont des mystères à résoudre. Cela tombe bien puisque Capucine fait appel à ses services. On lui a volé un bijou de famille d’une grande valeur à une soirée chez elle. Impossible de refuser car l’attrait pour trouver des réponses est au rendez-vous. Ainsi deux enquêtes vont se croiser. Celle de l’adolescente et celle de la police qui poursuit le fameux fakir. Bien entendu, ce choix n’est pas innocent car Philippine va rencontrer le fameux voleur et elle va tomber amoureuse de lui. Toutefois, on ne pas s’attarder sur cette rencontre et ce coup de coeur. D’ailleurs, on pourrait dire que le traitement est assez cliché et pas très approfondie. On se demande même ce que cela vient faire dans le récit. Est-ce en lien avec le tome suivant? On peut fortement en douter car ce tome a été publié en 2022 et pas de suite en 2026. Le récit semble aussi moins travaillé et est assez facile. Les réponses viennent vite à la détective en herbe et la surprise n’est pas au rendez-vous. Le traitement graphique a aussi évolué pour être plus simplifié et plus dans les tendances jeunesses. L’influence manga s’affiche surtout sur les visages avec des émotions. La déception est là. Par contre, dans les points forts on souligne toujours la représentation de la diversité. On suit une femme adolescente rousse qui est en lien avec une femme policier qui mène des enquêtes qui est noire. La mère de l’héroïne est une femme active, sourde qui sait lire sur les lèvres et parle la langue des signes. On voit une fille en fauteuil roulant et qui est une criminelle. Le handicap ne rend pas meilleur. Et enfin, on rencontre toujours des jeunes des cités qui ne sont pas tous des racailles avec l’imaginaire qui va avec. On n’en ait pas trop loin non plus. Car les magouilles, ils connaissent pas. Par contre, ceux qui se comportent mal avec les femmes en les prenant pour des objets, ils seront redressés. Une légère trame écologique se trame aussi en fond de récit ainsi Philippine fait des recherches sur Ecosia. Des petits détails éparpillés qui donnent à voir autrement le récit. Au final, on reste sur notre faim où tout semble trop facile et aller vite. Dommage.
Une lecture polar audacieuse qui nous laisse toutefois sur notre faim. A vouloir trop en dire, trop en faire, trop en montrer, on oublie l’objectif premier.
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