Il n’est pas possible d’être toujours au top des ventes. L’écrivain Lambert Delville en sait quelque chose puisque son dernier livre a été refusé. Le hasard l’amène à faire un autre choix qui va tout changer.

4e de couverture
Seize ans après avoir remporté le prix Femina pour Le Voyage parallèle, l’écrivain Lambert Delville disparaît tragiquement dans la mer Égée. C`est un drame national, les ventes de ses livres s’envolent, les hommages pleuvent, son éditrice célèbre sa mémoire « Un grand auteur ne meurt jamais, ses mots sont éternels ». Lambert est hilare devant sa télévision. Retiré sur une île grecque oubliée, il savoure le spectacle de sa propre mort, décidé à enterrer son ego sous le soleil et à profiter de cette seconde vie, subventionnée par une valise de billets providentielle.Enfin, jusqu’au jour où son ancien assistant tente de s’approprier ses oeuvres et que les propriétaires des fameux billets, posent le pied sur l’île…

Mon avis
Zep propose toujours des créations assez singulière. Il est certes le père de Titeuf, mais cela ne l’empêche pas d’exercer son art dans le rayon adulte. Cette fois, il nous propose de suivre un auteur français assez lambda. L’écrivain Lambert Delville a connu un grand succès avec le prix Fémina. Après, c’est difficile d’être aussi bon et de plaire aux lecteurs. La nouvelle proposition ne convainc pas du tout son éditrice et sa copine en art assez de ses humeurs. Il cumule les « échecs » et son moral est miné. Alors il prend le bateau seul et un potentiel s’ouvre à lui lors d’une tempête. Doit-il mourrir en mer ou s’enfuir sur une machine sur laquelle il y a de l’argent? Le choix se fait vite. Au départ, son égo est flatté car on lui rend hommage. Puis son stagiaire s’approprie ses succès et le voilà déçu. Pour rétablir les choses il prévoit de partir. Une femme le charme et il dévoile alors toute sa vérité. Seulement c’était un piège et voilà ce que cela coûte de penser avec son pénis. la suite est vraiment sans surprise. Alors on peut se demander vers quoi voulait nous emmener le bédéaste? Qu’est-ce qu’il devait nous rester après la lecture? Les paysages sont très beau surtout la mer et les nuages comme on peut le constater sur la couverture. Pour les visages, on a l’impression de retrouver des albums classiques où le réalisme dérange un peu.

La question de la mémoire est omniprésente. L’auteur peut ainsi découvrir ce que les gens pensaient de lui, du moins sur la place public. Puis quand il est question d’argent, la mémoire change et le mensonge devient normal. Les morts ne viennent pas changer les choses. Le monde de l’édition est un monde cruel où l’argent est le plus important. Peut-être que Zep en sait quelque chose depuis le temps qu’il écrit. Une aventure qui ne donne pas envie d’aller plus loin dans le travail du bédéaste bien que si un album se propose, il sera lu.

Une lecture qui séduit par ses paysages surtout en mer. Mais moins par le portrait d’un auteur, autocentré qui décide de changer de vie.

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