Inspecteur Kurokôchi – Tome 8 – Takashi Nagasaki et Kôji Kôno

Fripouille est vraiment un métier qui a de l’avenir. Par contre, il faut toujours faire attention que personne ne vous démasque. Mais parfois, il y a des gens encore plus malhonnêtes qui veulent être calife à la place du calife. Là il faut faire attention.

La quête de la vérité sur la tentative d’assassinat du haut-commissaire de l’agence de police nationale n’est vraiment pas de tout repos pour nos deux héros. D’ailleurs, on pourrait dire qu’ils ont plutôt chaud aux fesses ces derniers temps. Et par chance, on ne dénombre pas trop de cadavres sur le chemin. Car ce sussureur au parapluie n’est pas la tête de ce petit groupe nommé « les quatre-cent coups ». Une certitude par contre, il fait parti des 5 personnalités à la tête de la police. Et parmi la sécurité public une partie serait pour que l’on identifie cet homme pour s’en débarrasser pour éviter que le pays partent vraiment vers un axe de la violence. Et l’autre serait pour qu’on le laisse faire et que l’on se débarrasse de l’inspecteur Kurokôchi et de Seike. Une lutte interne qui permet aux deux hommes de faire leur enquête et des découvertes qui peuvent changer la donne. Mais ni dans la rue ni chez eux nos deux compères sont totalement en sécurité. Heureusement qu’un flic ripoux depuis de nombreuses années à des amis sur lesquels il peut compter. Donner de l’argent aussi cela aide beaucoup à s’entourer de personnes fidèles ou sans scrupules. Parfois c’est ce qu’il faut pour trouver les failles chez les adversaires d’autant plus quand on ne les connait pas. Surtout qu’un vielle ennemi essaie de lui faire un coup en traitre. L’inspecteur a plus d’un tour dans sa manche. Et attention bientôt ça va chier des bulles octogonales.

L’intrigue monte petit à petit de niveau. On sait que l’entreprise criminelle au sein de la police est au plus niveau et que certains sont au courant. Pour débusquer cette fripouille sans scrupule prêt à trouver des prétextes de guerre, terrorisme en faisant appel au uber du crime, il faut un gars de la même trempe. L’élite n’a pas trouvé mieux que Kurokôchi. Certes il excelle dans le chantage mais le gars à des principes quand même. La police, elle doit rendre justice dans une certai mesure. D’ailleurs, il n’escroque que des escrocs. Et quand il sent qu’il peut attraper un gros poisson et en tirer quelques avantages, il se mouille sans peur. Seike lui de son côté veut savoir pourquoi on a tué son père. L’affaire sur laquelle il enquêtait il y a 6 ans lui a couté le vie. Que ne ferait-on pour avoir des réponses et redorer le blason de sa fonction? Elles commencent à arriver à force de secouer le cocotier. Toutefois l’étendue du complot va très loin avec des spetsnaz, des dodaijins, des sectes, des complots, des meurtres déguisés… Et en plus, un nouvel attentat se prépare. Est-ce le bras droit de l’ancien Momotarô va revenir au Japon et donner l’identité de la tête pensante? Est-ce que l’on va encore attenter à la vie de l’inspecteur? Et surtout que maintenant il a une photo très compromettante lui permettant de retirer l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Comment va t’il l’utiliser? Ce roi du stratagème que va t’il nous inventer? Les plus intouchables ne le sont plus trop si Kurokôchi les a dans leur ligne de mire. N’ayez crainte car tout se passe dans une relative bonne ambiance assez humoristique. Takashi Nagasaki trouve le juste ton pour faire sourire son lecteur avec son scénario cuisiné aux petits oignons. Kôji Kôno tire le portrait de l’inspecteur avec des expressions toujours aussi comique et improbable. On pourrait presque croire une sorte de Takeshi Kitano à la comique avec Beat Kitano et ce réalisateur/acteur de films assez sauvages et sanglants.

Une suite audacieuse qui donne envie d’aller plus loin. Est-ce le mal peut-être terrassé par la fourberie?

42 réflexions sur “Inspecteur Kurokôchi – Tome 8 – Takashi Nagasaki et Kôji Kôno

  1. Pingback: Bartleby, le scribe – José-Luis Munera – Moka – Au milieu des livres

    • Figure toi que c’est dans le même esprit que cet manga que tu as aimé.
      Les mangas sont aussi riches que les bd. Il faut trouver ce que l’on aime. En bd tu as ceux qui n’aime pas ceux qui ne font pas de cases noirs et d’autres oui. Tu as aussi des courants 🙂

  2. Pas franchement lectrice de mangas, même si j’en ai ramené quelques uns pour ce mois d’avril, mais je ne sais pas si je vais avoir le temps de tout lire…

    • Et il faut trouver ce que l’on peut aimer aussi. Nous sommes le deuxième pays lecteurs de mangas après le Japon. Nous avons le droit d’avoir un grand choix et de la qualité. Cela peut aller de l’histoire de la route de la soie, de l’histoire des vins ou des voyages dans le temps. Et aussi ce que tu aimes graphiquement, car il y a aussi de tout. Il faut trouver ce qui peut titiller notre curiosité.

      • C’est tellement vrai… et à vrai dire, je ne cherche pas vraiment du côté des mangas en ce moment. Il faudrait que j’y remédie, c’est certain !

      • Parfois dans les médiathèques ou mangathèques il y a des gens passionnées qui peuvent t’aiguiller.
        Je peux te conseiller aussi si tu veux 🙂 Même si je ne lis qu’entre 50 et 100 mangas par an.

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