
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il ne valait mieux pas être japonais aux Etats-Unis. L’attaque de Pearl Harbor a systématisé le racisme pour enfermer des américains dans des camps d’internement. Une discrimination qui a duré pendant tout un conflit et qui a été effacé de la grande Histoire.
4e de couverture
George Takei est principalement connu en France pour son rôle de Sulu dans la série Star Trek. Il est aussi, aux États-Unis, une figure pro-LGBT et anti Trump très actif (il est suivi par près de 9 millions de followers sur Facebook).
Il nous livre une autre facette de sa personnalité avec cette autobiographie dessinée et revient sur son enfance passée dans les camps d’internement américains.
À la suite de Pearl-Harbour en décembre 1941 par l’armée japonaise, 120 000 Américains d’origine japonaise
furent emprisonnés dans des camps par le gouvernement. C’est cette expérience, vue par les yeux d’un enfant de 5 ans, qu’il nous est donné à lire aujourd’hui.
Mon avis
Se sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire. Par conséquent, ils mettent en avant les victoires et cachent leurs actions peu glorieuses. Pendant très longtemps, le fait d’avoir arrêter toutes les personnes d’origine japonaises ou qui ont une filiation japonaise, toute génération confondue. À la suite de l’attaque de Pearl-Harbour en décembre 1941 par des kamikazes japonaises, 120 000 Américains d’origine japonaise sont parqués dans des camps pour des questions de sécurité. Il fallait un bouc-émissaire facile qui permettaient à des gens de trouver des coupables à la guerre et aux morts de soldats. Eux n’avaient rien fait pour mériter un telle traitement, de tel mépris. George Takei est principalement connu en France pour son rôle de Sulu dans la série Star Trek s’est battu pour que ce détail de l’Histoire ne le soit plus jamais. Et aussi éviter que cela puisse se reproduire qu’importe les raisons. La bd explique très bien à travers le témoignage d’une famille l’horreur de se sentir exclus de son propre pays et d’être traité avec mépris et insignifiance. Les camps étaient gardés par des militaires armés et entouré de fils barbelés. A la fin de la guerre, il y a eu des excuses d’Etat mais comment cela peut suffire face à ce choix impardonnable? Il est au combien important d’en parler et de ne pas oublier. Malheureusement avec la montée des populistes de tous pays avec la haine inhérentes, ce concept risque de retrouver du succès. La discrimination dans des camps est plus visible avec toujours l’argument sécuritaire. Apprenons à être plus vigilant si on ne veut pas toujours que cela soit la haine et la peur qui gagnent et qui prouve le manque de valeur d’humanité devient la norme. Une lecture coup de poing qui donne à réfléchir et aussi interroger comment on écrit l’histoire. Quand on vote pour un ultra-conservateur haineux, on sait qu’une autre Histoire nationale s’écrit avec l’effacement de nombreuses choses comme l’esclavage par exemple. C’est très grave.
Une lecture au combien utile qui doit nous inciter à réfléchir, à mieux analyser les discours politiques, bien choisir les représentants à toutes les échelles car sinon demain la haine triomphera. Il existera toujours des prétextes pour rejeter les personnes différentes tant que certains peuvent garder leurs précieux privilèges.
Laisser un commentaire