
Savoir représenter la nature n’est pas donner à tout le monde. Lorène Gaydon propose de découvrir comment mieux percevoir pour retranscrire en dessin. Un récit d’apprentissage qui nous incite à passer à l’action.
4e de couverture
Un récit d’apprentissage qui rend hommage à des grands maîtres du dessin et autres précieux pédagogues.
Face à une feuille blanche, on est souvent désemparé. On ne sait pas par où commencer, on se pose trop de questions. Qu’est-ce que je veux dessiner ? De quelle manière ? Quel est mon style ? Ancienne élève des Arts déco, Lorène Gaydon s’est retrouvée confrontée à toutes ces questions avant de devenir elle-même dessinatrice. En racontant, non sans humour, son apprentissage, elle livre les plus précieux conseils qu’elle a reçus, ceux qui l’ont véritablement fait avancer.
Joyeusement accompagnée par des figures qui ont marqué son éducation artistique (enseignants, artistes, écrivains…), elle revient au fondement du dessin : le regard. Celui qu’on porte sur le monde et qui nous permet de le dessiner, chacun à notre manière. Comment j’ai appris à dessiner est un livre de transmission, écrit par une jeune femme qui a encore en tête les obstacles qu’elle a dû surmonter. On y trouve des conseils pratiques pour se lancer, on y apprend aussi à se poser les bonnes questions pour progresser. En cela, ce livre ne propose pas une méthode de dessin ordinaire mais une série de conseils fondamentaux qui permettent de trouver son propre style, sa propre voie.
Mon avis
Représenter la nature n’est pas une chose très facile surtout quand il est question que cela soit ressemblant. Lorène Gaydon s’est toujours intéressée à ce qu’il peut y avoir dans la tête des dessinateurs. « Comment s’y prennent-ils? Qu’est-ce qui guide leur main? D’où viennent leurs idées? A quoi pensent-ils en dessinant? Quels sont leurs secrets? ». Alors elle décide de mener l’enquête et trouve des réponses très pragmatiques avec des exercices concrets. Par exemple, elle en évoque un qui se nomme « Recopier une image à l’envers, cela permet de ne pas voir que des formes imbriquées les unes dans les autres. » et donc de dessiner exactement ce qui est perçu : lignes, angles, couleurs, formes… mis en relations par l’oeil! ». (p. 51). Cela donne envie de s’y essayer et on se rend compte que ce n’est pas aussi facile que présenter. On nous rappelle aussi l’importance du cadrage. « Cadrer, c’est choisir. Ce qu’on dissimule, ce qu’on dévoile. » Il faut penser aussi à ça bien que cela semble normal. Le point de focus change et raconte une autre histoire. Le fait de créer un duo avec la bédéaste et une pie est originale. Ils croisent les interrogations et les réponses. Les néophytes apprennent bien des choses pour changer la donne et les autres complètent leurs connaissances. Si on ne maîtrise pas le crayon avant, on ne sera guère le faire par la suite. Notre curiosité est piquée et donne envie d’aller plus loin. Une courte bd audacieuse qui donne envie d’essayer avec des copines pour s’amuser à représenter ce que l’on voit et à quel point c’est difficile. Rien de tel pour faire du lien et rire ensemble.
Une initiation pour nous inciter à voir le monde autrement afin de le représenter. A nous de voir si on veut le prendre comme argent comptant ou s’amuser avec des couleurs.
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