Non, moi, aussi je peux le faire – Guy Field, Gary Panton et Jocelyn Norbury

Qui n’a jamais entendu lors d’une balade dans un musée ou une galerie d’art moderne « Non, moi, aussi je peux le faire »? Mais qui a déjà essayé d’imiter Van Gogh, Delaunay ou Basquiat dans votre entourage? Pourquoi ne pas se lancer?

Je ne compte plus les fois où j’ai entendu que cela avait l’air tellement facile que tout le monde pouvait le faire. A croire que l’art qui demande des heures d’apprentissage pour représenter ce que l’on voit est le seul art valable. Pourquoi ne pas se mettre à aimer la photographie, au moins ceux qui ont besoin de réalisme trouveront leur bonheur. Mais pourquoi ne pas les prendre à leur propre jeu? Guy Field à l’illustration a décidé de faire un livre pour guider sur le chemin de l’imitation à ce qu’un enfant pourrait faire, comme disent certains.

Le livre « Non, moi, aussi je peux le faire » va vous guider pas à pas à créer vos propres oeuvres d’art moderne. Par contre, même si certains noms d’artistes célèbres étaient très consommateur de drogues et d’alcool, rien n’est fourni avec le livre. Il y a des limites tout de même. Pour vous, il faudra être en totale possession de vos esprits pour reproduire « Inouï » de Kandisky, « Crâneur » de Basquiat ou les « Jardins de papier » de Matisse. Même assez bien guidé avec les conseils de Gary Panton et Jocelyn Norbury vous vous rendrez compte que ce n’est pas si facile que ça. Aucun doute que beaucoup se rendront compte qu’ils ne possèdent pas la fibre créatrice. Mais aucun doute qu’ils retiendront leur langue la prochaine fois de certains commentaires.

La lecture de ce livre est assez drôle et très pédagogique. On apprend à voir les oeuvres modernes sous un autre angle, celui de la pratique. On n’est pas là pour un cours d’histoire de l’art. On est là pour créer, voir les choses autrement, se dépasser ou découvrir ses propres limites. En plus, vous pouvez le faire sans aucune limite d’âge de 3 à 110 ans. D’ailleurs, souvent il est recommandé de faire ce genre de choses avec des adultes réfractaires et des enfants. Car souvent eux n’ont pas encore toutes les idées préconçues des adultes et se lâchent ainsi plus librement. Parfois faire de l’art, c’est aussi la possibilité de vous exprimer librement et que le sens ne soit propre qu’à vous même. C’est une façon de lâcher prise. N’est-ce pas le plus important? Et après, on peut porter un regard plus critique sur ce qui est moins identique à la réalité ou une vision de la réalité.

Un livre drôle à partager indéniablement avec les réfractaires à l’art moderne. S’ils jouent le jeu, aucun doute que leur regard changera.

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