Fantomelette – Charlotte Erlih et Marjolaine Leroy

Ce n’est pas toujours facile d’être différent. Fantomelette aimerait tellement ressembler aux autres. Qu’importe ces efforts, elle ni arrive pas. Est-ce si important ?

« Fantomelette est drôlement inquiète ». Quoi qu’elle fasse devant le miroir rien n’est assez convaincant pour faire peur. Et quand, elle passe à l’action que cela soit devant des adultes, des enfants ou des animaux. Elle est au comble du désespoir. Même le médecin ne trouve aucun problème. Elle va voir sa Fantômame qui essaie de la rassurer en lui disant de prendre exemple sur ces frères. Bien entendu, ils sont incroyablement terrifiants fantômasque, fantômhache et étoufantôme. Prenant son courage à deux mains, la petite fantôme tente des expériences qui mérite l’hilarité. Vexée, elle s’enferme aux toilettes. Mais il se passe quelque chose d’étonnant. Et si au final, contrairement à sa famille, elle avait une autre destinée ?

Dès la couverture, j’ai craqué pour ce livre jeunesse. Impossible de résister à cette petite fantôme toute jaune qui vous sourit. Et puis ce titre vraiment très drôle, « Fantomelette ». C’est à la fois une fantôme et une omelette. Tout de suite, la singularité de notre héroïne se voit au premier coup d’oeil. Un fantôme en général c’est blanc comme les frères de notre belle rebelle puis cela effraie. C’est la trame de fond de l’histoire. Mais sa différence devient quelque chose qui la dérange et qui lui créer un profond désarroi. Derrière une petite histoire toute gentillette se cache l’idée qu’il faut accepter sa singularité et en faire un atout. Elle est jaune et alors ? Et en plus, elle ne fait pas peur. Elle a d’autre chose qui fait qu’elle est exceptionnelle. Il faut apprendre à croire en soi et savoir s’entourer de gens bienveillant. Cette morale est amenée avec beaucoup d’humour et de tendresse et ce dès la première page du livre. Au début, on découvre une pléthore de fantômes blancs puis de fantômes jaunes. Il faut prendre le temps de les regarder car c’est très drôle. Le contraste entre le noir, blanc et jaune permet de jouer avec le regard. Un choix pertinent qui donne tout son sens dans l’histoire.

Un petite histoire qui saura toucher les plus petits et peut-être faire de grands changements.

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