Les vieux fourneaux – Tome 5 – Bons pour l’asile – Wilfrid Lupano, Paul Cauuet et Jérôme Maffre

Le gang de « Ni yeux, ni Maître » revient en force. Le combat ne doit jamais s’arrêter car les causes à défendre ne manquent pas. Les vieux font des actions en force pour le plus grand déplaisir de la police et le plus grand ravissement du lecteur.

Il m’avait manqué le gang de ces vieux. Quel plaisir de les retrouver dans ce cinquième tome encore plus irrévérencieux et engagés. Wilfrid Lupano comme à son accoutumée dans cette série, il aborde des sujets de fond et d’actualité. Alors il n’hésite pas à traiter du sujet des réfugiés. Ces personnes qui doivent mener un combat pour trouver une place dans la société. Afin de ne plus les voir, on place des cailloux dans les lieux où ils squattaient. La gang de « Ni yeux, ni Maître » a de la suite dans les idées. Comme cette entreprise « Hiock ans Grants », un pseudo fond d’investissement où des migrants puissent venir s’habiller en costume cravate afin de mieux présenter pour faire des démarches. Au final, ce n’est pas la misère qui dérange les gens. C’est la misère visible qui pose problème. « ce ne sont pas les étrangers qui font peur mais les étrangers pauvres ». Avec un costume Hugo Boss, plus de problème de contrôle de papier et c’est plus pratique pour trouver un emploi.

Des questions sociétales qui ne concernent pas uniquement la France. Car même Mimile, va aussi se montrer solidaire quand il va apprendre ce qui se passe sur l’île de Nauru. Les australiens avaient ouvert un camp d’internement des réfugiés capturé dans les eaux internationales. Une petite manne financière pour l’île qui connaît un taux de chômage de 90%.  Pour parler de ces choses très sérieuses, le scénariste n’oublie jamais de mettre une dose d’humour. Par exemple le nom de la société écran, son vrai nom est Dave Hiock et Demi Grants qui se lit des viocs et des migrants. Que c’est malin. Sans oublier leurs actions étonnantes et leurs arrestations par la police. Et on n’oublie pas notre Sophie qui veut avoir une vraie famille autour d’elle. Elle va tout faire pour rapprocher son père de son grand-père (grands moments d’émotion garantis) et va renouer avec les parents du père décédé de sa fille Juliette. Encore des vieux qui viennent se greffer dans l’histoire ce qui promet de belles réunions de famille qui ne vont pas manquer de remue-ménage. L’ensemble est servi par la précision du dessin et la malice Paul Cauuet sans oublier les couleurs dynamiques de Jérôme Maffre.

 Ce cinquième opus de la saga des octogénaires est mon préférée. Je vous conseille fortement cette lecture qui saura vous faire autant rire que réfléchir.

Mon avis sur le tome 1, le tome 2, le tome 3 et le tome 4

Une réflexion sur “Les vieux fourneaux – Tome 5 – Bons pour l’asile – Wilfrid Lupano, Paul Cauuet et Jérôme Maffre

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