Crevette aimerait tellement être une sorcière comme sa mère. Toute seule, elle n’y arrive pas. Par chance, de nouveaux amis viennent en renfort l’aider à se trouver.

4e de couverture
Crevette est une petite sorcière gentille et un peu pleurnicharde, qui rêve de rentrer à l’école de sorcellerie mais rate toujours le concours d’entrée. Alors, lorsque Gamelle (un chat savant) et Joseph (un petit démon collecteur d’âmes) lui proposent de venir habiter dans leur grand manoir et d’étudier avec eux en échange d’un peu de ménage, elle accepte aussitôt. Le trio va développer des liens forts et Crevette finira même par entrer à l’école, où elle rencontrera d’autres amis étonnants.
Ce livre rempli de tendresse et d’humour possède un univers et un style graphique unique.

Mon avis
Quand on regarde la couverte, le champ des possible s’ouvre. Une petite fille trône au centre de la couverture avec un sourire et un grand chapeau. Toute l’histoire est résumé parfaitement dans cette photo de famille. Crevette vit seule dans sa maison depuis que sa mère est morte. Son rêve est d’intégré une école de magie mais elle échoue inlassablement aux épreuves. Elle n’arrête pas de pleurer. Un jour, le voisin, Joseph, un petit démon collecteur d’âmes, lui propose de l’aider. Pour que cela soit efficace, il faut qu’elle vienne habiter dans la maison qu’il occupe avec Gamelle, un chat savant. Contre le ménage et la cuisine, l’enfant prend des cours particuliers. Progressivement, elle prend confiance en elle et développe de nouvelles aptitudes. Grâce à sa détermination, elle réussit le concours de l’école de sorcière. Très vite, elle se fait des ami.e.s ce qui lui permet de créer son réseau. Elle doit faire face à des émotions et des comportements à jauger. Malgré les dessins assez difformes et des teintes chaleureuses en aplat, on se laisse porter par les rebondissements. Le côté magique apporte un cadre assez merveilleux avec des personnages singuliers comme le chat immortel qui boit du sang. Sa meilleure amie est issue de gens du voyage souvent qui subissent de la discrimination. On a le droit d’être différent ici, la preuve puisque l’on peut se nommer crevette. On finit avec une énergie positive et le sourire. La suite va se faire attendre pour savoir comment se passe la cohabitation et le lien avec cette nouvelle famille sans oublier l’amoureux. Bien que l’on peut s’interroger si c’est utile de parler d’amour si jeune sans transposer un souci d’adulte.

Une petite brise de magie souffle dans l’album. Rien de telle pour redonner le sourire et croire dans l’autre, qui peut nous aider et nous aimer comme on est.

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