Dans les rapides – Maylis de Kerangal

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Le Havre, 1978. Elles sont trois amies: Lise, Nina et Marie, la narratrice. Lycée, garçons, aviron, la vie quotidienne. Un dimanche de pluie, elles font du stop, et dans la R16 surgit la voix de Debbie Harry, chanteuse de Blondie. Debbie, blonde, joueuse, sexy, Debbie qui s’impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle. Jusqu’au jour où Nina découvre l’amour et la voix cristalline de Kate Bush qui, d’un coup de pied romantique et pop, vient fissurer le trio jusqu’ici soudé comme un roc.

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La musique peut être un point commun de partage entre amies mais aussi un point de discorde. D’ailleurs, Lise, Nina et Marie vont en faire l’expérience et ainsi ce que la musique a lié, peut aussi le défaire.

Le Havre, ville béton, possèdes des airs bien tristes en hiver. Lorsque trois copines, Lise, Nina et Marie, 15 ans, font du stop ont un choc lorsqu’elles grimpent dans une Renault 16, verte pistache. Qu’elle est cette musique qui passe en fond sonore? Un rock chanté par une fille et qui bouge. C’est le choc partagé. A partir de ce moment, ces jeunes filles en mode rebelle, ne vont plus pouvoir respirer sans se procurer Parallel Lines de Blondie. Le vinyl s’écoute en boucle, les textes se font traduire en française. Cette chanteuse incroyable dirige son groupe, composé d’homme. Il faut découvrir tout ce qu’elle a fait aussi bien dans sa vie privée que dans sa vie artistique. L’effusion va doucement rencontrer la séparation, lorsqu’une des jeunes filles va tomber sous le charme de Kate Bush avec sa voie de cristal et ces chansons romantiques.

A travers le regard de Marie, on part à la rencontre de jeunes filles en quête de vie, de sensations et de réponses. Leur rencontre avec la musique les bouleverse et l’auteure Maylis de Kerangal  traduit avec talent ces moments de troubles et de joie mélangées. Je découvre l’enthousiasme et les projets des jeunes adolescentes quand on a 15/16 ans comme partir à New-York, le rêve d’un ailleurs ou trouver l’amour. Les pages se tournent avec simplicité avec de courts paragraphes aux titres de chansons de Parallel Lines de Blondie et The Kick Inside de Kate Bush. Mais ce qui est le plus surprenant, c’est qu’un fur et à mesure, l’envie d’écouter de la musique s’insinue doucement dans l’esprit. Et le refrain d’Heart of Glass de Blondie se fait entendre même lorsque je finie le roman.

Un livre assez étonnant sur la musique et les jeunes avec leurs espoirs, leurs déceptions, leurs attentes d’un futur radicalement différent du moment actuel. Et puis, c’est une bonne occasion de réécouter aussi Blondie et Kate Bush.

 

3 réflexions sur “Dans les rapides – Maylis de Kerangal

  1. Pingback: Mon auto-chalenge – 200 livres en 2014 | 22h05 rue des Dames

  2. J’ai lu « réparer les vivants » et plus récemment « naissance d’un pont » … le style de l’auteur est assez particulier n’as tu pas été gêné ? j’aime bien les sujets qu’elle aborde mais suis un peu freiner par ce style accumulatif.

    • Ce n’est pas très linéaire comme histoire. il y a des effets de style dans l’écriture. Mais je t’avoue n’avoir pas spécialement envie de poursuivre ma découverte de l’auteure 🙂

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