Alana a un gros problème à résoudre pour sa santé et celle de sa famille. Son voyage va se compléter avec d’autres très risqués. La vie paisible n’est pas pour demain.

4e de couverture
Contraints de faire escale sur la comète Phang, agitée par une guerre civile sans fin, Hazel, sa famille, mais aussi Monsieur Robot et Pétrichor y perdirent bien plus qu’un temps précieux. Izabel mourut une nouvelle fois de la lame de mercenaires appelés La Marche, les habitants de Phang furent absorbés par un terrible Temportex et l’enfant à naître d’Alana et Marko ne donne plus signe de vie depuis le décollage du vaisseau arbre… L’avenir de tous est désormais incertain.

Mon avis
Se plonger dans un tome de « Saga » est toujours un moment de surprises et d’étonnement. Par contre, le niveau de tension et de rebondissements changent à chaque fois. Là, on est moins dans l’action et plus dans l’aspect psychologique des personnages. Bien que parfois, on aurait aimé des chapitres plus long pour mieux comprendre les avancés des turpitudes. On retrouve Alana dans une situation assez peu abordé comme d’autres sujets de cette série. Elle est enceinte et son bébé est mort. Il faut trouver quelqu’un pour sortir l’enfant de son ventre. Trouver quelqu’un rapidement est difficile au vue de la situation du couple si singulier. On découvre même une ville pour permettre aux femmes d’avorter car de nombreuses nations maîtrisent le corps des femmes en leur empêchant d’être libre de leurs choix. Le problème est ceux qui n’existe pas et qui doivent disparaître. Comment accompagner les mères et les familles? Cette question se pose aussi à la société moderne et résonne encore plus avec le monde de Trump ainsi que des autres pays choisissant les populistes. En plus, le drame se complète avec la projection du fils qui ne pourra jamais rejoindre la famille.

Puis on découvre un couple des plus improbables et fait plaisir à voir. On espère en savoir plus pour la suite. Et ce bon dans l’espace où l’on retrouve le prince Robot avec son fils, l’écuyer qui rencontre une amie au combien importante. Tout nous est raconté à travers la voix de l’enfant et nous prévient que des dangers plus grands arrivent. Alors il faut profiter de chaque instant de bonheur car on ne sait pas combien de temps cela va durer. On se doute que tout va tourner au vinaigre. Le Testament en se faisant torturer révèle cette information à quelqu’un qui va la diffuser pour en tirer du pouvoir et des privilèges. Fiona Staples et Brian K. Vaughan ont semé des cailloux qui nous poussent à vouloir aller plus loin. Nos personnes centraux deviennent encore plus attachants et on s’inquiètent pour eux. L’amour va t’il être plus fort que tout? On l’espère car les mauvaises nouvelles dans le vrai monde ne manquent pas et que la fiction tente à nous le rappeler.

Une lecture passionnante qui se dévore comme d’habitude. La différence est une richesse et non un frein. Après cela dépend si l’on veut cultiver la haine, la discrimination et le rejet afin de conserver des privilèges pour une minorité.

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