
Comment créer et inventer? Ce n’est pas facile et encore plus de devoir le définir. Phil’Art propose d’explorer l’imaginaire et voir où cela mène.
4e de couverture
Qu’est-ce que l’imaginaire? L’imaginaire est le fruit de l’imagination. C’est un oiseau dans la tête. Ce sont des univers multiples, fantastiques, fabuleux. L’imagination accompagne les savants, stimule les créateurs, tous ceux qui construisent et inventent. Les philosophes reconnaissent sa puissance. Certains s’en méfient, et elle est alors la « folle du logis » qui fait oublier la réalité ou la raison ; d’autres la vénèrent, et c’est la « reine des facultés ». Pour jouer, pour créer, pour apprendre, tu as besoin d’imagination. Quels sont tes mondes imaginaires? Ce livre et ses images ouvrent les portes de multiples imaginaires.
Mon avis
Que répondriez-vous si l’on vous demande de définir l’imaginaire? Cela n’est pas si évident. Heliane Bernard et Alexandre Faure décident de se lancer dans cette aventure et nous montrer sa richesse. D’ailleurs à la question, ils proposent une définition : « »Imaginaire » vient du latin imaginarius : qui n’est pas réel, qui n’existe que dans l’imagination. Dans ce mot, il y a « image » : qui est la reproduction de quelque chose de réel ou bien, au contraire, une création. » (p. 6). Jusqu’au 18e, imaginaire était un adjectif : « il a fait un voyage imaginaire » puis est devenir un nom commun. Est-ce que cela change notre rapport alors à l’imaginaire?
De tout temps, les artistes ont su inventé des histoires où l’on remet en question ce qui existe et que l’on propose d’autres mondes avec des fées, des licornes, des monstres, des fantômes… Il n’y a aucune limite et avec le temps on voit que les choses s’enrichissent. Cela contribue aux développements d’imaginaires collectifs que l’on retrouve autant dans les religions, les politiques que les peoples que l’on veut transformer en mythe. Parfois, les représentations et le vocabulaire s’entremêlent dans les différents domaines. Ainsi les anges et les démons se retrouvent aussi dans les discours politiques que dans le divertissement de masse. On fait des peintures d’empereurs et de rois jusqu’à des photos officiels de Président de la République qui génèrent des récits pas neutre. Pour les scientifiques et les communicants, il est au combien important d’imaginer des solutions, des besoins, des choses inutiles pour faire évoluer la société. Léonard de Vinci en regardant la nature a pensé à des machines au combien farfelues. Georges Méliés s’est inspiré des histoire de Jules Vernes qui a inspiré d’autres personnes sans limite. Les exemples n’en manquent pas et qu’importe l’époque.
Les exemples d’artistes et d’oeuvres ne manquent pas. Qu’importe son niveau en art, tout le monde identifie des éléments comme « La Trahison des images, Ceci n’est pas une pipe » de René Magritte, « Le Fantôme de Kohada Koheiji » de Katsushika Hokusai ou « Les Licornes » de Gustave Moreau. Il n’y a pas loin pour que l’on puisse trouver des titres ce qui prouve que l’imaginaire concerne tout le monde.
Une lecture sympathique qui montre la force et l’importance de l’imagination.
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