
Francesca se sent assez dépourvue face à sa soeur. Depuis un moment, elle reste totalement absente à elle-même. Il n’est pas facile de trouver une solution, sous réserve même que cela soit utile.
4e de couverture
Rita Nocenti est folle. C’est du moins ce que disent ceux qui la connaissent et le dossier médical de la clinique psychiatrique où elle est soignée. Elle a toujours été étrange, mais maintenant elle est catatonique : elle ne parle pas, bouge peu, et elle sourit tout le temps. Les médecins ignorent la cause de son trouble et ne savent pas quel traitement lui faire suivre. Son seul lien avec le monde est sa sœur Francesca, qui la soutient, même si leur relation a toujours été compliquée.
Un jour, Francesca se coupe en épluchant une pomme, et à la vue du sang, Rita cesse de sourire : cet épisode marque le début d’une série d’événements et de révélations aux rebondissements inattendus.
Comme le dit Francesca, « le symptôme n’est que le résumé d’une histoire » : pour découvrir l’origine de cette maladie sans nom, il faudra creuser profondément. Les deux sœurs doivent retracer leurs expériences dans une série de flashbacks douloureux et éclairants, à la recherche d’une racine commune, d’un traumatisme qui, d’un seul coup, les a à la fois unies et séparées à jamais.
Dans ce premier roman graphique d’une maturité surprenante et plusieurs fois primé, l’italienne Iris Biasio reconstruit le château de cartes d’une histoire familiale tortueuse, intense et débordante d’humanité.
Mon avis
Après avoir lu l’album, le regard porté sur la couverture a changé. Ce qui en ressort est tout indiqué dans ce choix de représentation. Le mot folle avec une femme assise sur une chaise dans la nature, avec un visage fermé donne à imaginer des choses. Rita Nocenti c’est elle. C’est la seule fois de sa vie que son visage se ferme ainsi. Sa soeur venait de saigner et cela a fait disparaître le sourire éclatant. Pourquoi? On ne sait pas vraiment au final. Iris Biasio nous propose une idée que suggère le médecin de l’hôpital psy. Est-il le mieux placé pour savoir ce qui passe dans la tête de quelqu’un qui ne parle pas? et qui ne communique d’aucune façon? L’histoire avance de façon anachronique. Tout ça pour essayer de mieux nous faire connaître les deux soeurs. Pourtant l’ennui de la lecture ne nous quitte jamais. Le récit au final manque d’intérêt et on se dit tout ça pour ça? Au moins, on regarde l’univers graphique qui est assez intéressant. La bichromie avec le orange fluo donne un autre regard et ajoute de l’étrangeté à cette histoire. La variété des plans et de la construction des planches est assez originales. Là aussi il y a une grande ingéniosité qui apporte toujours une distance et rien moins les choses réelles.
Une lecture peu satisfaisante qui a permis de découvrir le travail d’une bédéaste.
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