Le vagin est un organe bien mystérieux rempli de mythes. Au final, chaque femme en possède un avec une histoire. Eve Ensler est partie en quête de ces témoignages pour mieux raconter l’histoire des femmes et du féminisme.

4e de couverture
Depuis sa parution aux États-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers… Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s’agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d’œuvre d’Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et à leurs craintes les plus intimes.
Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d’une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.

Mon avis
Eve Esner récolte le témoignage de femmes autour de leur vagin. Elle décide de les restituer sur scène au théâtre à New-York en 1996 sous le titre de « The Vagina Monologues ». A sa surprise, le succès est au rendez-vous et deux ans plus tard, son texte est publié et arrive en 1999 en France. Tout est parti d’une discussion avec une copine autour de la ménopause. Très vite, le sujet du vagin vient et lui renvoit une interrogation sur elle, qu’est-ce qu’elle sait de son propre vagin, que pourrait-elle dire? Elle est partie en quête de témoignages de femmes de différents milieux, d’âge, habitats… A sa grande surprise, 90% des partages évoquent des violences subies. Un lieu tabou pourtant très riche de sens de la considération des femmes. Si on agresse une femme dans son intimité, on l’a marque, la blesse et on lui intime de garder le silence. Ce tabou se transmet en famille et les médias se taisent aussi. Pourquoi tant de secret? Même de nos jours, ces témoignages résonnent toujours. D’ailleurs, la lecture des textes se fait toujours dans des théâtres du monde entier. Les femmes viennent pour entendre et se réapproprier leur corps en collectif. On ressort à la fois triste, en colère et avec une énergie qui demande à se diffuser. Il est important de lire ces textes qui sont accessibles à tous. Peut-être favoriser une lecture collective pour en discuter entre femmes et permettre éventuellement des discussions.

Une lecture étonnante qui ne nous laisse pas indemne en fermant le livre. On veut aller plus loin.

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