
Noël arrive à grand pas et il risque d’arriver des choses bien particulières. Tallulah ne l’espère pas vraiment. Pourtant la surprise sera de taille et pourra la réconcilier avec son passé.
4e de couverture
Blonde comme la lumière de juillet, Tallulah est l’ange du Laughing Nymph, un diner aux confins de Mize, Colorado.
Un diner, cela n’existe qu’aux États-Unis : café transparent, hamburger triste, graisse fébrile comme une majorette, ketchup sans imagination, oignons plastifiés, pain qui cousine avec le chewing-gum. Mize, bled idéal pour Juniper Univails, écrivain en panne d’imagination, surtout à l’approche de Noël.
L’Indien ne chasse plus l’ours pour s’en vêtir de la fourrure : il porte des jeans et une chemise à carreaux. Hors la neige et les loups, le grizzly et l’ennui, la curiosité de Mize, c’est la mère de Tallulah.
Cinquante kilos de névroses, deux heures de ravalement cosmétique tous les matins. Tallulah, folle de son corps, cuites à répétition pour oublier un père absent et les brassées d’amants aussi folichons que la flamme du soldat inconnu.
Ce tableau idyllique doit bien cacher quelque chose, non ?
Joyeux Noël à tous !
Mon avis
La couverture et le titre avaient quelque chose d’intriguant. On voit un paysage neigeux, une caravane avec deux femmes et au loin le père Noël dans son traîneau tiré par des rennes. Par conséquent, on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre. La déception arrive rapidement car les choses deviennent un peu fouillis. Tallulah, une belle jeune femme veut se rendre dans son cabanon avant Noël. La route n’a pas été déneigée et doit trouver une alternative. Elle est hébergée par Mize. On sent une relation spéciale entre ces deux femmes qui va entre amour/haine/rancoeur. Elle cherche à pousser les limites qui sont rapidement atteintes dans un petit village reculé des Etats-Unis. La jeunesse n’est pas très présente d’ailleurs. Grâce à l’indien, porteur de raison, (cliché?) les choses tournent bien pour trois femmes qui ont du affronté la force des éléments naturelles. Les non-dits sont prononcés. On sent une volonté de mise en tension qui pourtant n’abouti pas. Les incompréhensions restent omniprésentes. L’ennui est aussi présente. Le lien avec Noël, évoquer le Père Noël et montrer le char du Père Noël avec l’endroit où sont gardés les rennes. Au final, on se dit tout ça pour ça. Trop long surtout pour faire un dénouement familiale en deux pages absolument pas crédibles.
Une lecture qui dérange par le manque de structure et qui propose un dénouement rapide qui nous laisse dépité. Une bd de Noël à ne pas lire en fin d’année assez déprimante.
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