
Gigi n’est pas une adolescente ordinaire. Elle est élevée par des femmes qui n’ont qu’un objectif pour elle : la mariée. La demoiselle, hésite avant de prendre un choix.
4e de couverture
Gigi a 15 ans, l’envie de rire de danser et de s’amuser sans penser au lendemain. Elle rencontre Tonton, un jeune homme riche et célèbre, qui tombe sous son charme.
Mon avis
Catel Muller possède à son actif de nombreux ouvrages rendant hommage à des femmes oubliées ou négligées. Avec Claire Bouilhac, elles se partagent le récit, issue de la nouvelle « Gigi » de Colette. Le prologue et l’épilogue où l’on rencontre Colette à deux moments de sa vie. Au début, nous commençons à St-Sauveur-en-Puisaye en 1891. Colette est heureuse dans la maison avec ses parents. Elle peut faire des bêtises comme emmené un chien à la messe qui n’arrête pas d’aboyer. Les personnes présentes n’arrêtent de maugréer ce qui amuse énormément les enfants. A cela se rajoute la lecture de « Candide » de Voltaire pendant que le curé parle. Cette espièglerie montre l’ingéniosité de l’enfant qui doit quitter la maison pour des raisons économiques. C’est un ami de la famille, Willy, qui accepte de l’épouser et l’emmène à Paris. La différence d’âge entre les deux est très bien représenté. En fin, on découvre Colette assez âgé dans vers le Palais Royal, son dernier lieu de vie. Elle est accompagnée de son dernier grand amour et discute de la nouvelle « Gigi » qui serait l’unique qui se termine bien. Leur discussion tourne autour de sa vie avec Willy car on peut aisément faire le pont entre la fiction et sa vie. Une phrase permet de donner aussi un autre regard sur la fin et la vie de l’autrice : « Gigi ne se referme pas sur une fin heureuse, mais sur un début prometteur. » (p. 146).
Cette phrase résonne vraiment avec l’histoire qui nous est raconté. Gigi est assez jolie. Mince, rousse avec des cheveux flamboyant mais pas très maligne par rapport à d’autres filles de son âge, 16 ans. Sa grand-mère et sa tante vont lui inculquer des manières de la haute société. Elle n’apprécie pas car cela est assez contraignant. Par contre, les savoirs et l’esprit critique est totalement inexistant. Le plus important reste d’être un belle objet qui fait envie les autres. Alors on lui donne de beaux vêtements et des bijoux de valeur. Gaston, le gentil tonton va progressivement l’amadouer avec des parties de cartes et des bonbons. Il n’est pas si difficile de faire plaisir à une enfant innocente. Le jour où elle porte une robe de vraie femme tout change. Elle devient un produit de première qualité qui ne risque pas de partir du jour au lendemain. Sa connaissance du monde quasi nulle fait qu’elle n’a pas eu le temps aussi de se protéger économiquement quand il viendra à l’abandonner. On peut interroger la valeur de l’enfant surtout d’une fille. Une fois réglée, elle est bonne à vendre comme de la chaire fraîche. Une vierge a aussi plus de valeur. Ce que veut au final l’adolescente n’a aucune valeur. Elle doit être ravi qu’un bon parti puisse s’intéresser à elle et permettre aussi à sa famille d’avoir plus de confort de vie. Une nouvelle qui donne à découvrir une vérité d’une époque. Et on peut aussi se demander si ces pratiques ont vraiment changer de nos jours.
Un voyage dans la littérature pour découvrir une nouvelle tombée dans l’oublie où l’on voit que la femme est un objet de valeur à placer pour garder son statut social.
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