
Trouver un emploi après un burn-out n’est pas de tout repos. Ivan décide de prendre un grand virage et devient AESH. Une grande aventure humaine qui lui a changé son regard sur sa vie.
4e de couverture
Ex-ingénieur en plein doute, Ivan a accepté un poste d’Accompagnant d’Elève en Situation de Handicap en ULIS. Face à cette classe pas comme les autres, à Matisse, l’élève qu’il accompagne, et à une équipe éprouvée par un système à bout de souffle, saura-t-il trouver sa place ? Une aventure intense, entre luttes, émotions brutes et instants lumineux. Un récit poignant sur l’inclusion et la résilience.
Mon avis
Après un burn-out et un temps chez lui, Ivan décide de prendre un emploi à contre-pied de ce qu’il faisait. Impossible d’être à nouveau enfermé dans un bureau derrière un ordinateur. Là au moins, il est en lien direct avec des humains. Le voilà AESH (Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap) dans une classe ULIS. Une classe d’adaptation pour les enfants avec des handicaps très différents. Il décide de se lancer et la peur le tenaille. Car il doit accompagner un enfant handicapé et sans aucune formation. Progressivement et avec le soutien de ces collègues, il reprend confiance et s’autoforme. Grâce à ça et une thérapie psychologique, il retrouve la confiance en lui pour se projeter. Pendant une année, on découvre le fonctionnement de cette classe si particulière. L’enseignante s’implique totalement pour que chacun puisse acquérir des connaissances et des compétences humaines pour être plus autonomes quand ils seront adultes. Tout ne fonctionne pas toujours car certains enfants quittent le système et d’autres meurent. L’éducation nationale réduit les budgets sans prendre en compte vraiment les personnes, leur famille, les éducateurs… Ils sont juste une ligne comptable sans valeur humaine. Ainsi l’école de l’inclusion reste juste une belle idée et pas un vrai projet de société.
Fabien Toulmé s’est intéressé au sujet grâce à sa fille. Il a évoqué son enfant trisomique dans son album personnel « Ce n’est pas tout que j’attendais ». Il souhaite pour elle le meilleure pour qu’elle se prépare au monde de demain. Il a fait une immersion dans le collège Aliénor d’Aquitaine à Bordeaux. Cela devait donner naissance à un film qui n’a été réalisé. La matière était là pour faire aussi une bd. Elle a une grande utilité car ces lieux sont connus dans des vagues courtes informations dans les médias. Le reste est assez vague quand on n’est pas concerné. Le bédéaste donne à voir et penser ce que le système exclu. Le handicap n’est pas honteux. Toutes les différences ont leur place et on devrait leur permettre l’accès à tout. Les choses sont possible à condition qu’on y pense au global et que cela ne soit pas juste un élément de communication. Le besoin de conformisme et de performance à tout prix, abîme les gens qui les amènent à faire des burn-out et d’autres choses plus ou moins dramatiques. Fabien Toulmé garde son style très sérieux avec une gamme de couleurs limitées qui facilitent la lecture.
Une bd très intéressante qui permet de voir comment on permet aux enfants différents de trouver une place dans la société. Une approche originale d’un sujet bien souvent caché du grand public. Pourtant, sa gestion en dit long sur la vision de la société pas si inclusive au final.
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