
Christine n’est pas vraiment sereine. Elle a un ours qui l’aide à garder le moral. Un jour, un tigre débarque dans sa chambre et tout vient à changer.
4e de couverture
Le prince Panthère, dandy, charmeur, vient réconforter la jeune Christine, dans sa chambre, après la mort de son petit chat. Commence un étrange jeu de séduction entre le félin et sa proie.
Mon avis
Quand on découvre un album de Brecht Evens, on est surpris par l’aspect graphique. C’est déroutant, intriguant et perturbant. Quand on commence à rentrer dans l’histoire cette sensation perdure. On rencontre une petite fille pleine de vie et d’imagination. Son père l’élève seul. Par la suite, on apprend que sa mère est partie. Les choses ne se sont pas très bien passées. Elle a décidé de partir et de façon dramatique. Les menaces de suicide s’il la quitte deviennent lourde. L’enfant n’avait pas d’importance. Il faut alors construire une famille à deux, dans la joie et la bonne humeur. On voit un papa qui tente de lui donner toute l’attention nécessaire. Pourtant quelque chose dérange. La petite fille vient d’avoir un nouvel ami, un tigre qui vit dans son armoire. Le soir il propose de nombreuses aventures dans la chambre avec des histoires incroyables. Un jour, d’autres amis à lui débarque et c’est catastrophique. Mais quelque chose de malsain émerge. Faut-il voir cette proximité, ces jeux de contacts physiques comme une métaphore d’attouchements sexuels, de pédophilie? On ne sait pas au final ce que c’est. Car si cela n’a pas de double sens, qu’est-ce que cela veut dire? On apprécie cette créativité et cette folie dans les représentations, la nuit le jour, les translations, les mélanges de tâches… Il y a une vraie surprise sur les propositions. Par contre, les relations entre une gamine et un animal fantastique amène à se demander qu’elle sera l’idée derrière ça. Le malaise reste permanent jusqu’à ce que l’on referme l’album et après. Faut-il lire une autre bd pour se faire une idée plus réelle?
Une lecture qui émerveille par le graphisme et qui interroge pour le fond. On repart avec un malaise permanent qui reste accrocher à la bd.
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