
Etre une femme amène à beaucoup de questions. Pauline Silva partage ses réflexions sous forme poétique. A cela elle propose des dessins remplis de beauté et de merveilleux.
4e de couverture
« De ma naissance, je n’ai aucun souvenir. Je n’étais plus poisson, j’avais des bras, des jambes, un dos ». Un jour, Pilar naît, puis elle grandit, se questionne, découvre, ressent, rencontre, aime, vieillit… Sa vie, Pilar nous la conte en toute simplicité, délicatesse et sensualité. Avec douceur et poésie, Paulina Silva livre un portrait intime de femme, en toute sobriété et finesse à travers cet album évoquant le temps qui passe, marque les visages, les corps, l’esprit…
La traduction française est signée par Véronique Massenot, dont les textes sont reconnus pour leur grande sensibilité. Un ouvrage somptueux, aux illustrations d’une grâce puissante, accompagnées d’un texte à la fois subtil et onirique.
Mon avis
Pauline Silva propose de suivre la vie de Pilar. Une femme dévoile sa vie, de bébé à la vieillesse, à travers des phrases courtes, énigmatiques et mystérieuses. Et elle intérroge aussi, ce qu’est une femme. La poésie est de mise. Le mystère permet aussi de projeter aussi ce que l’on veut dans ces récits. On peut se retrouve dans plusieurs pages sans que l’on puisse vraiment l’expliquer. Les illustrations sur les doubles pages sont vraiment magnifiques. On prend le temps de les regarder surtout les portraits. Leur représentation réaliste donne une plue-value au fait qu’un vrai humain soit derrière cette représentation. L’utilisation de plusieurs couleurs et textures donne du relief et du caractère à chaque dessin. Le mélange aquarelle et pastel à quelque chose de merveilleux. On a envie d’acquérir un dessin pour avoir le temps chacun jour d’admirer les contrastes qui donne vie à l’ensemble. L’alternance avec des portraits autour de la teinte verte et des dessin en noir sur fond blanc donne une autre rythmique, très appréciable. On pourrait croire que les textes restent secondaires. Ils ne valorisent pas le dessin. Le dessin donne de la valeur aux textes par contre. Une approche poétique originale qui nous laisse le choix de prendre les choses comme on veut. La couverture représente vraiment l’oeuvre. C’est un choix très judicieux. Par contre, on peut se demander comment catégoriser cette ouvrage à cause de sa forme. Dans certaines médiathèques, il est classé en bd, d’autres en illustration jeunesse. Il me semble qu’il n’a pas sa place en jeunesse. Où le classer? Comment Pauline Silva le définirait-elle?
Une magnifique lecture qui charme surtout par l’excellence de la maîtrise dessin.
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