
Le jardin est un lieu assez singulier. Tout le monde y trouve une ressource bien particulière. L’imaginaire est de mise pour proposer d’autres choses.
4e de couverture
Tour à tour badin, mélancolique, ironique, féroce et touchant, ce précis, qui est bien davantage une réflexion sur le rapport de l’homme à la nature qu’un traité technique, frappe par sa stupéfiante actualité. Les idées de Jorn de Précy parlent de notre monde contemporain et semblent paradoxalement très en avance sur leur temps : la solitude de l’homme-masse, la prolifération des “non- lieux”, le nomadisme de l’individu moderne…
Ce livre s’adresse à celles et ceux qui aiment se rappeler que les lieux ont une âme et qu’il est plus que jamais nécessaire de se laisser aller à la contemplation.
Mon avis
La couverture est intrigante. On y découvre un jardin avec une multitude de couleurs chaudes. Quelque chose de rassurant émane et cela invite à ouvrir le livre. On se plonge dans un avant-propos assez mystérieux. Que ce cache t’il derrière ce livre? Cela serait la première traduction, en français, d’un précis sur l’art des jardins de Jorn de Précy, qui aurait été au 19e avec peu d’exemplaires. Un jour, un traducteur et passionné de jardin tombe sur ce texte et lui redonne une nouvelle vie. Jorn de Précy, Islandais installé en Angleterre victorienne. Il achète une maison pour laquelle il a un coup de coeur. Le jardin devient un lieu d’émerveillement, de solitude, d’observation, d’écoute, de silence… C’est aussi une vraie source d’inspiration pour penser la société, la relation à l’autre et à la nature. Les chapitres restent courts et nous immergent dans un ailleurs. Une forme de poésie nous invite à changer de perspective. Un léger sourire ne nous quitte pas même une fois l’ouvrage terminée. C’est d’autant plus interrogatif quand des notes de bas de page indique des informations données par le traducteur. On vient à se demander qui est le véritable auteur. Il est malin car il donne des sources qui correspondent à l’époque. Un jeu de dupe très malin qui intrigue et donne encore un peu plus de merveilleux.
Une lecture qui donne envie de flâner dans le jardin et qui interroge sur notre rapport à la nature.
Le monde n’est plus capable, à nos yeux, de magie. Il y a quelques années, un chimiste français, un certain Marcelin Berthelot, a prononcé cette phrase qui est à elle seule un manifeste de notre époque matérialiste : « L’univers est désormais sans mystère ! » Ces mots qui expriment tout l’enthousiasme victorieux de la modernité résonnent à mes oreilles comme un glas sinistre. p. 38
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