
Vouloir l’équité entre les femmes et les hommes n’est pas une utopie. Pour ça, il faut comprendre des concepts qui incitent à la discrimination et au rejet des autres. Afin de changer les choses, rien de tel que de rejoindre la ligue des super féministes.
4e de couverture
La ligue des super féministes est la première BD jeunesse réellement féministe. Elle s’adresse aux enfants dès 10 ans et aborde des thèmes inédits en jeunesse : la représentation, le sexisme, le consentement, le corps des filles, les notions de genre et d’identité sexuelle…
Les chapitres sont complétés par des pages d’outils théoriques indispensables à tout âge (argumentaires, test de Bechdel…) qui font de cette BD un véritable petit guide d’autodéfense féministe, salutaire à l’âge où s’installent les stéréotypes sexistes.
Mirion Malle est la plus talentueuse et la plus drôle des autrices de BD didactique : elle relève le défi haut la main, et nous livre ici une BD didactique et engagée, efficace et accessible, et surtout super fraîche et drôlissime !
Mon avis
Pour les adolescentes, il est important de comprendre la construction du sexisme, de la discrimination. Ainsi, elles pourront mieux se comporter avec les autres et savoir développer son esprit critique. Les médias n’aident pas à créer de la sororité, de l’adelphité et de la tolérance. Par exemple, les représentations des femmes en concurrence ne manquent pas. Il faut créer de la rivalité pour plaire à un homme. Comme si les filles n’avaient qu’une seule chose à faire durant toute leur vie : plaire aux hommes. Donc, il faut se battre entre nous pour garder l’attention juste d’un bonhomme. Les films avec ce genre de représentation ne manquent pas. Le test Bechdel est assez parlant pour montrer la pauvreté dans la représentation des femmes. Superficielle, toujours en concurrence et qui se moque des gens différents qu’elles soient grosses, handicapés, laides, pauvres, non-blanches, malades ou autres. Les garçons encouragent ce type de comportement car ils sont au centre des intérêts. Ils profitent d’avantages qu’ils ne veulent pas perdre. On pourrait reprocher d’être parfois exagéré mais est-ce que c’est vraiment le cas? En effet, on parle que beaucoup de garçons et d’hommes qui jouent le jeu. Il n’est pas écrit oui mais pas tous, #notallmen. Faire cette pédagogie des hommes et de quelques femmes ouin ouin aurait mérité aussi d’avoir sa place. Car tolérer la discrimination pour éviter de perdre des privilèges surtout dans une dynamique de groupe, cela se trouve dans toutes les générations. Et il y a tout de même des garçons acceptés dans les groupes de filles à condition qu’ils ne soient pas sexiste. Il y en a aussi qui sont discriminés quand par exemple ils sont attirés par des garçons. Les représentations de couple homosexuel restent quasiment inexistante chez les petits, plus présente au collège et encore plus au lycée. Toutefois, cela reste un tabou et avec la montée des populistes avec une pensée binaire cela empire. Comme si suivre son corps devait être un souci de société. Sinon pour la forme, cela peut détonner par rapport à une forme classique de bd. Néanmoins, on retrouve ici le style de Mirion Malle, directe et sans fioriture. L’important reste le message et qu’il fasse réfléchir. Même les plus grandes et quelques hommes devraient le lire. Il n’est jamais trop tard et on ne le répète jamais assez ce que peut être le consentement, le respect, l’écoute… Un cadeau idéal pour les adolescentes à offrir à n’importe quelle occasion.
Dans un style enfantin, Mirion Malle trouve les mots justes qui allient réalité sociale et humour pour une prise de conscience directe. Un petit guide à mettre entre toutes les mains pour avoir des lendemains plus tolérants.
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