
Tout se passait à peut près bien dans la vie de Charlotte. Un jour, sa vie se mets à totalement basculer. Il a fallu bien du temps pour que de son épreuve, elle est tirer une force.
4e de couverture
Suivez Charlotte, Daniel et Catherine, trois destins liés par la maladie dans une comédie dynamique et touchante sur la difficulté de se reconstruire quand la vie nous frappe. Difficile de savoir quoi faire de sa vie quand on peut mourir demain. Tout abandonner, repartir à zéro… Le choc et le désespoir renferment-ils l’énergie d’un nouveau départ ? Trois destins croisés, liés par la même affection, affrontent cette question dans un émouvant récit, parfois triste mais souvent drôle, qui rappelle que l’on peut grandir et mûrir à tout âge, pour réapprendre à vivre, vraiment.
Mon avis
Les thématiques des maladies avec des récits de vie commence à faire leur apparition dans le 9e art. Eric Dérian décide de nous emmener auprès d’un personnage fictif avec Charlotte. Une jeune femme, en école d’art, qui a encore de beaux jours devant elle. Mais quand on lui annonce le diagnostic de ces résultats avec une maladie grave qu’elle gardera toute sa vie. Elle bascule dans les idées noires. Comment peut-il en être autrement? Alors, elle vire son petit copain de chez elle, ne va plus en cours et ne paie plus son loyer. Un de ces amis s’inquiétant vient chez elle avec son ex et la tante, propriétaire du lieu est là aussi. Quand ils ouvrent la porte, tout est en chantier et elle, à peine en vie couchée sur son lit. Prise en urgence, on arrive à la sauver. Elle va rester à l’hôpital le temps qu’elle trouve une raison de vivre. Par chance, son médecin est patient et à l’écoute. Tout comme son infirmier qui grâce à un endroit abandonné lui redonne goût à la beauté du monde. Son art peut ainsi s’exprimer librement et sa souffrance prendre une autre dimension. Ensuite, elle exposera dans la galerie de la mère d’un pote où elle vendra trois toiles. Quel beau début dans le monde de l’art. Tout cela semble assez idylique pour être vrai. Qui pourrait croire qu’à l’hôpital public on peut être bien accueillis, écouter et respecter? A travers le récit autour de Charlotte, deux autres histoires de patients malades avec des maladies longues avec prise de médicaments quotidiennes. Pour chacun, c’est difficile et garder le goût de la vie est un combat, souvent perdu. C’est assez intéressant d’aborder ce thème bien qu’il pourrait être abordé à travers les contraintes des médicaments et de leurs effets secondaires. Car le souci n’est pas vraiment de prendre ces drogues légales. L’aspect psychologique est assez secondaire. A la fin tout le monde est heureux car il a trouvé aussi bien l’amour qu’une façon de s’exprimer artistiquement. Ainsi, ils peuvent reprendre une vie sociale presque normale. Le dessin de Magalie Foutrier est celui que l’on retrouve dans les récits de vie de filles à l’image de sa série « La Célibataire ». Bien que le dessin et la mise en couleur en aplat, soient très bien réalisés, cela marque le fait qu’il s’agit vraiment d’une fiction mignonne où le happy end est obligatoire. Alors qu’au final, on reste sur sa faim car tout semble trop beau comme dénouement et que malade le bonheur est là aussi. Vraiment? Cette lecture permet d’apprécier autrement les vrais récits de vie de maladie avec des émotions denses, variables et avec une résilience plus contrastée.
Une lecture sympathique qui évoque la maladie ce qui est assez audacieux mais fallait que le bonheur soit la clé ?
Laisser un commentaire