
Colette et Lison ont toujours été des soeurs très proches. A 11 ans, l’une d’entre elle meure dans un accident de voiture. A partir de là, la vie de famille devient très différente.
4e de couverture
Jusqu’à onze ans, Colette a vécu dans l’ombre de sa soeur Lison, la plus belle et la plus brillante des deux jumelles. Et puis Lison est morte dans un accident de voiture. Sa mère conduisait : elle a perdu un bras et sa fille préférée. Colette s’acharne à continuer la danse classique où sa soeur excellait, provoquant les sarcasmes de son ombre… Ah oui, parce que depuis la mort de sa soeur, son ombre lui parle et ne se gêne pas pour lui dire ce qu’elle pense.
Et autant Colette est timorée et prudente, autant son ombre la pousse à prendre des risques et à réaliser ses rêves. Puis, un jour, le destin amène Colette dans une salle de boxe… et c’est la révélation ! Et le début des ennuis…
« Mi-mouche », c’est le poids minimum pour faire des combats de boxe. C’est désormais également une série de bande dessinée d’une grande richesse, passant de la tragédie à la comédie.
Avec beaucoup d’humour et – on s’en doute – énormément d’émotion. Vero Cazot et Carole Maurel nous offrent une héroïne fragile mais un personnage fort. Chétive et surprotégée, Colette a devant elle un chemin semé d’embûches (sociales et familiales) pour parvenir à réaliser son rêve : faire de la boxe !
Mon avis
Une fois que l’on arrive à la fin de l’album, on regarde différemment la couverture. On voit une jeune fille fille en tenue de sport avec des gants de boxe à chaque main. Elle est mise en lumière comme les sportifs haut niveau lors des compétition. Par terre, en premier plan, des chaussons de danse. La demoiselle possède un regard déterminé malgré quelques traces de coups sur le corps. Le dessin montré ressemble à celui que Carole Maurel avait mis les réseaux sociaux et qui a attiré l’attention de Véro Cazot. Suite à cela, elle contacte la dessinatrice pour savoir si cette gamine a déjà une histoire. La négative a permis la rencontre créative entre ces deux femmes. Leur partage de savoir-faire est très complémentaire. Elles ont de l’audace autant dans la représentation que l’histoire abordée. Il est rare de montrer des jeunes adolescentes qui se cherche et se trouve dans la boxe. Celles qui s’épanouissent dans la danse et qu’importe le style, on en trouve pléthore. Quand il est question de boxe pour des filles et des femmes, cela reste plus rare. Encore une fois, raconter des différents est au combien important pour générer des imaginaires différents. Caser la boîte hermétique du conformisme sociale est une chose importante à valoriser. Le personnage centrale est une fille qui perdu sa soeur jumelle dans un accident de la route et on a du amputé un morceau de bras à sa mère. A partir de ce moment, elle n’a pas grandit ce qui lui donne toujours l’apparence juvénile. Sa mère devient hyperprotectrice avec elle contrairement à ces deux frangins. Elle doit tout le temps dire où elle est et doit suivre les pas de sa soeur. La danse c’était le truc de Lison. Elle, elle veut faire de la boxe avec des filles de son âge qu’importe l’image que cela a et l’avis de sa mère. Prendre confiance en elle est un impératif. Ce qui est intéressant est aussi de ne pas montrer Colette seule. Une ombre reste tout le temps à ses côtés et l’incite à dépasser ses peurs. Alors elle l’aide pour s’entraîner et l’incite à parler avec sa mère. Sinon côté ami, ce n’est pas ça. Le seul sur qui elle pouvait compter l’a laissé tomber car elle veut laisser tomber la danse. A l’école le harcèlement est de mise et elle aimerait pouvoir répondre. Mais peut-on vraiment faire quelque chose seule face à une bande de harceleurs, de violents? Les sujets auxquels peuvent s’identifier les jeunes lecteurs. En plus, il n’est jamais question de prendre les lecteurs pour des simples d’esprit. Les personnages sont travaillés avec une personnalité complexe. On s’attache à Colette et on a hâte de la retrouver dans la suite de la série. Le dessin et la mise en couleurs de Carole Maurel sont toujours aussi magnifique, rempli de douceur et d’humanité. Les expressions des visages sont très parlants. Elle nous embarque dans le récit en y apportant de sa bonté et de sa complexité.
Une lecture qui se dévore et qui nous donne envie de poursuivre la série. Qui a dit que la boxe ce n’était pas pour les filles?
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