Beitunia est en grand danger. Des soldats ne vont pas tarder à arriver pour piller et violer les femmes. Il va falloir des mercenaires pour protéger la ville et une bonne dose de courage.

4e de couverture
Bienvenue au XIIe siècle, cette époque délicieuse où porter une armure en métal sous un soleil brûlant est à la mode ! Séraphine, forgeronne émérite, arpente les déserts brûlants de la Terre sainte à la recherche d’une escouade de guerriers assez téméraires ? ou inconscients ? pour protéger son village natal des croisés Francs qui menacent de revenir piller les habitants sous peu.
Après un casting rocambolesque à Jérusalem, l’armurière parvient à rassembler une équipe des plus redoutables… mais aux origines bien différentes ! La cohabitation promet d’être explosive et hilarante, entre les conflits culturels incessants et les discussions enflammées sur les tactiques guerrières, les recettes locales ou les styles vestimentaires. Mais derrière cette farce permanente, une certitude émerge : pour défendre leur village, ils devront d’abord réussir à ne pas s’entretuer. Et ça, c’est loin d’être gagné !

Mon avis
Les retours positifs de cet album a donné une furieuse envie de se plonger dedans. La couverture avec ce rouge qui attire l’oeil surtout avec ces mercenaires prêt à l’attaque nous interroge. Ce titre, le club des chevaliers a quelque chose de noble. Impossible de ne pas se plonger dans cet aventure avec hâte. Au début, le dessin numérique dérange un peu car tout est lisse et en aplat. Très vite, on reconnaît le style d’Arthur de Pins avec ses séries comme « Pêchés mignons » et « Zombillénium ». Il maîtrise parfaitement la représentation des corps surtout nus. Donc, la nudité fait partie de son identité. Il débute une nouvelle série avec du combat, des morts et de la justice. Dès que des conquérants arrivent par la mer, ils attaquent le petit village de Beitunia. Ils pillent, détruisent et violent. Leur représentant les autorise et les incite à faire car ainsi ils pourront plus vite se battre pour défendre leur dieu catholique. Au paradis, tout leur sera pardonné donc ils peuvent être le plus ignoble possible. Le bédéaste ne nous ménage pas, d’ailleurs pourquoi le ferait-il? N’est-ce pas ce que faisait les conquérants? Cette fois-ci, ils doivent affronter une bande de mercenaires hétéroclites avec des talents différents et complémentaires. On y découvre même des femmes car elles ont toutes les places même pour faire de la bagarre. Tuer n’est pas un privilège d’homme. Les scènes d’entrainements permettent de créer un lien entre ces êtres qui ne se connaissaient pas et qui s’allient pour une bonne cause. Tous ont le droit d’avoir un traitement identique dans l’approche et ainsi on s’attache à tous. Tout comme certains habitants qui se dévoilent dans leur singularité ainsi que leur bravoure. On est captivé de la première à la dernière page. A la fin, on voit au loin un chevalier sombre qui promet des combats plus difficiles à venir. De nouvelles luttes arrivent et il va falloir se tenir prêt. Nous on sera là pour lire la suite car on était captivé. Enfin, une bd de combat qui ne prend pas les femmes que pour des objets sexuels débiles et des hommes souffrant du syndrome du sauveur.

Une modernité dans la bd de combat qui fait du bien et qui nous captive du début jusqu’à la fin.

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