
C’est l’anniversaire de Frigiel et cela se fête en grande pompe. On n’a pas tous les jours 20 ans. Ces amis et les habitants lui réservent des surprises étonnantes.
4e de couverture
Pour l’anniversaire de Frigiel (il a déjà 20 ans !), Abel a enfin terminé son autobiographie, où il évoque toutes les histoires précédentes de nos héros… mais de son point de vue !
À Lanniel, on prépare une surprise pour l’anniversaire de Frigiel : une grande fête pour ses 20 ans ! Et c’est aussi l’occasion pour Abel de dévoiler enfin son autobiographie longtemps promise… où il va revenir sur son parcours et toutes les aventures avec ses compagnons. Mais, comme toujours, notre bâtisseur préféré a sa propre vision des choses… contredite parfois par ses amis.
Mon avis
Jean-Christophe Derrien a des idées derrière la tête pour renouveler ses personnages de Frigiel et Fluffly. Au lieu de vraiment faire une aventure pour l’album, on fête le héros que tout le monde aide : Frigiel. On fête ces 20 ans et pour l’occasion, on le met en avant. Il sera sur scène devant les habitants de la ville sur un grand trône entouré de ses amis. Le rapport de supériorité s’affirme en discrétion. Pour l’occasion, Abel en profite pour lire son autobiographie de ses aventures avec les copains. On voit un livre assez épais, donc on s’attend à des détails de chaque péripéties qui rappelleraient les tomes précédents. Le biais repose sur le narcissisme du personnage qui se met en héros de presque toutes les aventures. Frigiel est lui quelqu’un de très peureux. Quel sacré cadeau d’anniversaire! Mais les éléments sont au combien bref et il n’est pas si évident de raccrocher des choses aux tomes précédents. Parfois, il s’attarde sur un personnage du village et c’est toujours négatifs. Il affirme un rapport de supériorité assez dérangeant. Au final, il n’aide pas les gens par générosité et la préoccupation des autres. C’est juste un prétexte pour se faire bien voir et montrer que l’on vaut plus. Une approche très dérangeante. D’autant plus quand on ose détourner une citation de De Gaulle lors de la libération de Paris le 25 août 1944 avec « Lanniel outragé! Lanniel brisé! Lanniel martyrisé! Mais Lanniel libéré… par nous » (p. 21). Abel le sauveur, non. A cela se rajoute la quasi absence de mise en avant des héroïnes au nombre de deux, autant que les héros masculins. L’atout de Clara, elle sourit même dans les situations difficile. Quel talent incroyable et tellement utile quand il est question d’affronter des zombies. Tout ça pour finir avec un cliffhanger avec du potentiel pour la suite. On sent un album de transition où l’on doit faire un album juste pour en faire un. Il est possible que les fans risquent d’être déçus.
Une bd qui fait du remplissage et qui peine à donner de l’intérêt à des aventures riches avec du blablas vides, creux et présomptueux. Rien de tel pour faire détester Abel.
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