
Lucie s’est toujours inventée des histoires. Pour éviter que le sort puisse s’acharner, elle s’invente des rituels. Peut-être que derrière ces manies se cachent quelque chose à identifier et aider.
4e de couverture
Lucie est une enfant joyeuse et espiègle, elle a deux soeurs, une famille super, va à l’école et joue avec ses copines. Sauf que le soir elle doit allumer et éteindre la lumière de sa chambre une trentaine de fois pour qu’il n’arrive pas un malheur. Elle souffre de Troubles Obsessionnels Compulsifs. Tout a commencé un jour ou Lucie, sa mère et ses soeurs ont un accident de voiture en rentrant de la piscine. Un accident pas grave, mais un accident quand même. Lucie va alors se rendre compte que son monde peut s’écrouler en une fraction de seconde.
Mon avis
La fin de la lecture avec un avis assez mitigé. Tout d’abord, on constate que faire la bande dessinée a été un vrai travail très impliquant. Au niveau graphisme, on constate un mélange de pseudo dessins d’enfants avec ceux d’une grande maîtrise qui sont la reproduction de photos. Le mélange est assez homogène. Bien que voir des personnages déformés à quelque chose d’assez fatiguant. Cela demande de faire des pauses pour se reposer la vue et l’énergie. Car le dessin où l’on suit une gamine un peu chieuse au final cela énerve. La cohésion est totale entre les représentations qui se complètent avec des lettre. Mais c’est insupportable autant dans une que dans la vraie vie. par contre, Lucie Morel est authentique. Elle est assez honnête avec elle et ne se cherche pas trop à s’améliorer. On n’est pas vraiment les plus tendre avec soi-même en général. Dans les images d’elle, elle montre très bien les idées récurrentes, les doutes, les peurs qui prennent beaucoup de place. Ainsi sa tête est plus haute que les autres et on voit les textes à l’intérieur. Ce côté d’idée qui n’arrêtent pas de venir en continu est très clair et parle à beaucoup qu’importe ces troubles mentaux. Car en effet, le personnage central à des TOC. C’est la grande soeur qui arrive à identifier ces problèmes suite à sa formation d’infirmière. Adulte, le décès de son grand-père fait revenir toutes les peurs, les phobies et des rituels pour éloigner le mauvais oeil. La place devient plus grande pour ces gestes et mauvaises idées qui affectent considérablement le moral. La mère trouve un spécialiste qui va l’aider pour affronter ces humeurs et en mettant enfin un nom. Elle a des TOC et elle apprend à mieux les comprendre. Cela ne résout pas tout. Cependant cela change le rapport aux idées qui tournent en rond et pousse sans cesse à s’interroger, remettre en question et fait perdre en confiance en eux. On aurait aimer trouver plus d’informations sur les TOC, les identifier, comment les gérer, les accompagnements possibles… C’est rare de trouver une bd personnelle qui aborde le sujet, mais c’est plus intéressant si on comprend mieux même si on n’est pas touché directement. On pourrait mieux soutenir des proches, les orienter, les conseiller pour des lectures. La période adulte est moins développée et elle a trouvé sa place dans la société puisqu’elle dessine un album. On finit l’album partagé.
Un album rare qui évoque avec pudeur des TOC, sujet assez rare. Une façon d’être plus vigilant aux autres et aussi à soi.
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