Search and Destroy – Tome 1 – Atsushi Kaneko

Le monde a bien changé après la guerre civile. Les humains, les robots et les méta-humains se partagent les villes dans une ambiance assez tendue. Un individu va se démarquer pour redevenir elle-même.

4e de couverture
Après la guerre civile, Hachisuka déborde de robots appelés « creech », autrefois produits en masse pour servir comme soldats et assurer les travaux pénibles : certains vagabondent dans les rues, d’autres hantent la société de l’ombre, engendrant des frictions avec les citoyens. Doro, orphelin charpardeur, est pris en flagrant délit un soir qu’il tente de cambrioler l’antre de créatures yakuzas… quand soudain une jeune fille, à première vue ni humaine ni créature, apparaît devant lui. Vêtue d’une peau de bête et les yeux injectés de colère, elle assaille sans hésiter Kick, le parrain du gang… Ses quatre membres mécaniques cachaient en réalité des armes surpuissantes !

Mon avis
Atsushi Kaneko a décidé de relever un défi de taille. Redonner un petit coup de jeune à « Dororo » d’Osamu Tezuka. Le grand maître inspire toujours les mangakas de tout temps. N’ayant pas lu l’oeuvre originale, c’est difficile de comparer et donner un avis. Par conséquent, on va se consacrer uniquement à la série actuelle. Quand on voit la couverture, il y a quelque chose d’attirant et de rebutant à la fois. La structure avec un titre en biais qui rapetisse en partant de gauche à droite et en fluo évoque le cinéma par exemple. Ce choix nuit à la lisibilité du titre. Après la lecture, on constate que toute l’histoire est racontée sur cet espace pour intriguer l’oeil. Il faut un peu de temps pour rentrer dans le récit car les débuts sont laborieux, lents et complexes. On s’interroge, où l’on veut nous emmener? Surtout que le graphisme est assez lourd et dense. Nous sommes à l’opposé des dessins du monde de « Naruto » ou « Detective Conan ». Puis enfin la noirceur laisse place à l’aventure intéressante, curieuse et étrange. Une jeune femme a décidé de récupérer les morceaux de son corps qu’on lui a volé. Elle va tuer tous ceux qui se dresseront sur son chemin et ceux portant des bouts d’elle comme ses yeux ou sa langue. Son corps mi-machine, ni humain est sublime à l’image d’une femme objet, au sens propre comme au sens figuré. Et une terrible structure de guerre fonçant droit devant et détruisant sans scrupule. Hyaku est une héroïne sauvage, puissante et affamé de justice. Une vision futuriste très négative où la technologie a changé le rapport à l’homme naturel. Un sujet toujours d’actualité que l’on retrouve aussi bien en littérature de science-fiction que dans le 9e art. La curiosité est piquée et le désir de finir la série est au rendez-vous.

Un tome qui a su montrer sa force en prenant son temps pour nous inciter à aller plus loin.

L’avis de La pomme qui rougit : « Un premier tome qui m’a vraiment fait forte impression. Je suis déjà impatiente de voir ce que la suite nous réserve, car cette jeune fille est vraiment intrigante et captivante ! »

L’avis Les Blablas de Tachan : « C’est sombre, c’est brutal, c’est violent, c’est percutant et l’univers est vraiment bien exploité. Après, ce n’est que le premier tome d’un triptyque et la machine est à peine lancée. « 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s