
Aldobrando malgré un physique chétif, ce cache un homme bon et courage. Son maître l’envoie chercher une plante nécessaire à sa survie dans la forêt. Un bon prétexte pour vivre une aventure hors du commun.
4e de couverture
Avant de « descendre combattre à la Fosse », le père d’Aldobrando sachant son heure venue, le confia à un mage. Celui-ci devrait le protéger et l’éduquer jusqu’à ce qu’il soit en âge de découvrir le vaste monde. Quelques années plus tard, voilà que la préparation d’une potion tourne au drame. Grièvement blessé à l’œil par un chat qui ne voulait pas bouillir, le mage demande à son jeune protégé d’aller en urgence lui quérir l’Herbe du loup. Mais comment peut-on se débrouiller en botanique alors que l’on a jamais mis un pied dehors et que l’on tombe nez à nez avec l’assassin du fils du Roi de Deux Fontaines ?
Mon avis
La couverture nous attire tout de suite. Une couleur jaune chatoyante, une nature dense, une cité riche au loin et un homme qui court avec une arme en main. On se doute qu’avec tous ces éléments se cachent une aventure étonnante et surprenante. Dès la première page, nous sommes entraînés dans l’histoire à la rencontre d’un enfant hors du commun, Aldobrando. Son père le laisse à un sorcier afin qu’il puisse l’élever contre sa dette car il doit mourir. L’homme au pouvoir va le tuer et devant une assemblée de citoyens. Un jour, ce gamin chétif et timide changera l’avenir du royaume. On s’en doute mais on ignore comment. Gipi invente un récit entraînant. On suit progressivement ce gars au physique simple qui découvre le monde et lui donne de la sincérité avec des valeurs. Malgré les grands dangers, il arrive à bien s’entourer et change la donne. On s’attache à lui car il ne cherche pas à faire des effets pour plaire. Critone propose un dessin chaleureux, à la croisée entre réalisme et monde fantastique. Même les personnages sont typiques comme le géant. Pour une fois, les rôles de femmes ne servent pas uniquement à être une zone de fantasme et de masturbation pour homme. Pas besoin d’être à moitié nue et de ne rien pour être là. Ici, elles jouent un rôle et savent penser. Ca fait du bien de pas voir juste des femmes objets avec des mecs viriles, mascu et violents. On va plus loin et les personnages sonnent vrais. La lecture se fait avec plaisir et on n’a vraiment pas envie de fermer le livre tant qu’on n’est pas arrivé à la fin. En plus, cela finit bien. Donc on a le sourire et cela fait du bien d’avoir de belles choses parfois sans que cela soit simpliste ou soit trop violent ou/et soit que sexiste.
Une bande dessinée qui s’est dévoré avec plaisir pour découvrir que la valeur d’un homme ne se fait pas à sa taille, l’épaisseur de ses muscles, de nombre de cadavres… mais grâce à sa bonté.
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