Rebellez-vous! – Marie Laguerre et Laurène Daycard

Le harcèlement de rue et les violences ne devraient jamais faire parti du quotidien des femmes. Faut-il accepter comme si c’était quelque chose de banal? La réponse est sans détour non. « Rebellez-vous! ».

4ème de couverture
Un après-midi d’été, Marie Laguerre rentre chez elle, à Paris. À son passage, un homme la provoque. Ce n’est pas le premier : le harcèlement de rue fait partie du quotidien des femmes.

Ce jour-là, Marie Laguerre ne baisse pas les yeux. Riposte. L’inconnu revient vers elle et la frappe. La vidéo de la scène sera vue plus de 10 millions de fois.

Marie Laguerre est une femme de 23 ans, une étudiante qui ressemble à tant d’autres, et qui a osé dire non. En France, elle est devenue l’un des visages emblématiques de l’ère #MeToo. Avant, elle se serait peut-être tue.

Dans ce livre-manifeste, Marie Laguerre raconte comment elle est devenue féministe. Animée d’une rage utile, elle incite les femmes de toutes les générations à ne plus se laisser faire. Ce livre est un manuel de résistance, plein de conseils et d’outils. Une invitation à se rebeller.

Mon avis
En lisant ce livre dans l’espace public on peut entendre : « Encore un bouquin de gonzesse ». Parler des agressions physiques, verbales et des violences faites aux femmes, dérange souvent ces messieurs. La position d’agresseur est toujours plus confortable que celui de la victime. Et bien souvent étrangement quand vous voulez échanger sur le sujet avec ces personnes, on entend : ce n’est pas moi. A croire que tous les hommes sont tous intégres et respectueux. La bonne blague. Car souvent on n’a pas trop loin à chercher pour entendre des remarques misogynes. Est-ce que cela veut dire que beaucoup préfère la politique de on ne voit rien, on n’entend rien et on ne dit rien? A moins que les faits sortent uniquement de la mémoire des femmes? Puis après, on nous fait la remarque que l’on ne parle jamais des souffrances des hommes. Combien d’hommes meurent sous les coups de leur conjoint? 1 tous les 2/3 jours? C’est important de comparer une carotte et une marmotte. Cela ne donne pas l’impression que l’on essaie de faire des comparatifs inutiles histoire de noyer le poisson.

Le livre nous met en rage, en colère, donne envie de crier, d’hurler. Pourquoi les mecs sont-ils aussi cons? Pourquoi croient-ils qu’avoir des trucs qui bougent dans leur caleçon leur donne des droits supérieurs? Pourquoi serait-il normal d’être alpagué par un mec qui nous dit : « tu me suces? », « j’vais te niquer »? Qui oserais croire que c’est une façon de séduire une femme? Est-ce que les frotteurs du métro sont aussi des romantiques d’une époque qui n’a jamais existé? Est-ce que les mecs qui se masturbent dans les transports sont des poètes incompris? Pourquoi le respect d’autrui devient de plus en plus une notion abstraite pour le genre masculin? Combien d’hommes se sont pleins d’avoir été agressés sexuellement ou verbalement au quotidien? Mais si vous posez cette question à une femme quelque soit son âge, elle aura toujours des histoires à vous raconter. Pourquoi doit-on faire attention le soir? Pourquoi devoir éviter des endroits pour être tranquille? Des endroits comme le terre plein qui mène au métro Pigalle à Paris, vous aurez le choix de la grossièreté et de la dangerosité du gars. Vous avez les groupes qui sont bourrés, qui sont drogués ou les deux avec aussi les petits dealers habituels. Pourquoi cela est-il trop normal??

L’ouvrage débute avec « Ce jour d’été, Marie Laguerre rentre chez elle à Paris. Un homme la provoque. Cette fois, elle ne baisse pas le regard. Lance un « ta gueule ». L’inconnu revient et la frappe au visage. En France, 58% des femmes de 20 à 24 ans estiment avoir subi une violence dans l’espace public. Ce jour-là, elle a dit non ». Dans toute la première partie du bouquin, la jeune femme donne son témoignage, son ressenti, sa tristesse, sa peur, ses doutes… Dire ce qui est trop ordinaire dérange et les haters se régalent à répandre leur bile hideuse et perfide. Impossible de ne pas être touché par ces mots sincères qui parlent tant. La deuxième partie consiste un manifeste pour se protéger dans l’espace public, dans la sphère privée, dans l’espace numérique. Apprendre à avoir moins peur grâce à la rationalisation des faits. Une partie qui montre la profondeur du problème dont ni les hommes, ni le gouvernement, ni l’éducation nationale ne prend conscience. On rendre dans le dure ici avec des attitudes à avoir, des choses à dire, des numéros de téléphone, des structures pour aider… Un petit indispensable à mettre entre toutes les mains pour développer sa confiance en soi. Chacune de nous peut devenir une battante pour ne plus connaître l’angoisse de vivre au quotidien.

Un livre à avoir absolument dans sa bibliothèque et à offrir à ces amies. Nous aussi on a le droit de se sentir libre.

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