« Fast-Fashion – Les dessous de la mode à bas prix » – Arte

Est-il possible de ne pas céder à l’appel de la mode? Apparemment non lorsqu’on voit l’expansion de la fast fashion dans le monde. Jusqu’où va cette hyperconsommation de l’apparence?

La mode jetable devient la référence pour se vêtir. Zara sait se différencier de ces concurrents comme H&M. Comment? Elle sait renouveler sa gamme très souvent avec 65 000 pièces par an soit 200 par jour. Un produit que vous voyez en boutique ne sera pas plus là dans 4 semaines contrairement à un concurrent sur plusieurs mois. Il faut créer un sentiment de rareté ce qui incite à venir plus souvent. Pour le prix, pourquoi ne pas céder à l’achat immédiat? Ainsi les femmes (majoritairement) achètent encore et encore. Il ne faut pas être vu deux fois avec les mêmes choses. Que penseraient les gens? Le paraître devient le plus important. Surtout que la zone de cerveau de la récompense est satisfait comme un j’aime sur Insta. Cette quête de narcissisme va révolutionner le monde de la mode grâce au bon marché permanent grâce au fast fashion. Que cache cette industrie? Les journalistes d’investigation Gilles Bovon et Édouard Perrin mènent l’enquête.

Quelques chiffres comme ça
15 tonnes de vêtements de H&M partiraient en fumée chaque année.
56 millions de tonnes de vêtements vendus chaque année. Il pourrait même bondir de 60 % d’ici 2050.
En Europe depuis l’an 2000 la vente des vêtements à pratiquement doubler.
3 000 milliards de dollars, c’est le prix de l’industrie qui ne va que dans le sens de la croissance.
On est passé d’1/3 du prix du salaire à maintenant 5% réservé à l’achat de vêtement.

Sous la dictature de la nouveauté, de l’amélioration de l’image de soi se cache la précarité, l’exploitation, la pollution, la maltraitance… Pourquoi ne pas regarder ça de prêt? On copie les productions des maisons de luxe, tout en prenant soin de créer sept points de différence pour éviter toute poursuite. Rare sont ceux qui ont poursuivi le groupe. A part une entreprise spécialisée dans les vêtements de pluie qui a gagné son procès car on note l’absence de ces points de différence. Un fait rare qui peut tout de fait arrivé. Qu’importe pour le groupe c’est un peu d’argent perdu puisque les consommatrices sont au rendez-vous. Pas vraiment besoin de faire de la publicité. Les influenceuses prennent le relais en vendant la beauté des vêtements. Cela porte vraiment ces fruits.

L'influenceuse Noholita dans le documentaire fast fashion sur Arte

80 % de mon dressing vient de la fast fashion”, avoue Noholita.

Le prix des produits est lié aussi à son lieu de fabrication en Inde, en Chine… Mais pas besoin d’aller aussi loin car en Angleterre, au sein de Leicester on trouve aussi des usines. Quand vous avez besoin de travailler, vous prenez tout ce qui passe même à 3€/heure et sans protection sociale. On peut s’interroger sur l’intérêt sur des lois sur le devoir de vigilance. Un lieu de choix car le responsable reçoit un modèle qu’il peut reproduire dans la journée et le faire valider aussitôt. Pas besoin de l’envoyer en Chine, d’attendre le temps de trajet surtout s’il y a des modifications à faire. Grâce à cette réactivité, ces manufactures illégales, permettent à des marques de s’enrichir. Tout comme les commandes sur internet avec une livraison de fringues dans les 24h00. Niveau écologie et respect humain, on repassera. Surtout que le livreur, auto-entrepreneur, va devoir avoir une cadence intense pour un minimum de rémunération.

Mais on va nous faire croire que les matières utiliser sont plus propres et plus respectueuses de l’environnement. Souvent, on peut trouver sur les sites de marques de jolies vidéos montrant ces produits. Toutefois, les données chiffrées et comparatifs restent assez rares. Le documentaire se rend notamment en Inde, sur les traces de la viscose, une soie artificielle constituée à base pulpe de bois et le bilan est sans surprise bien néfaste. Une alternative ne veut pas dire qu’il ne faut pas utiliser de procédés chimiques et que cela n’est ni dangereux pour les ouvriers ni pour l’environnement.

Et après être porté une fois ou deux voir même jamais parfois, que deviennent les vêtements? En Allemagne, beaucoup sont donnés à des entreprises pour aller à des personnes défavorisés. Mais est-ce vraiment possible de donner ou vendre ce produit de mauvaise qualité? Est-ce cela qui est demandé? Des tonnes de vêtements sont stockés en attente d’être brûlé. C’est dommage qu’il n’a pas été fait le choix de parler des filières parallèles comme pour faire de l’isolant par exemple. Même si je ne suis pas en mesure de donner des chiffres. Ou de parler de l’essor des ressourceries qu’elles soient liées ou non à des réseaux de marques célèbres.

Le bilan du documentaire n’est pas très positif que cela soit du point de vue des fabricants, de sociologue, de psychologue, des fashionista…. Qu’importe la sensibilisation que vous pourrez faire auprès du grand public, rien ne peut arrêter le culte de l’image.

 

 

https://www.arte.tv/fr/videos/089135-000-A/fast-fashion-les-dessous-de-la-mode-a-bas-prix/

 

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