Kenshin le vagabond – Tome 1 – Watsuki Nobuhiro

L’entrée dans l’ère Meiji est un tournant important pour le Japon. Un changement radical de culture, avec entre autre chose la fin des samouraïs. Mais est-ce possible d’éradiquer une chose ancrée si profondément dans l’Histoire?

Le 19ème siècle va changer le Japon et le commerce dans le monde entier. Ce pays fermé à l’occident ouvre enfin ses portes à la suite de terribles combats. Le sol abreuvent le sang de nombreux citoyens. L’ère Meiji fait passer le pays du Moyen à l’industrialisation. Les samouraïs datant d’une autre époque n’ont plus leur place. On leur interdit alors de se balader avec leur sabre. Certains se retrouvent alors sans emploi, sans argent et sans honneur. Pourquoi ne pas devenir un homme sans scrupule et rejoindre des malfaiteurs organisés? Le fameux combattant sans pitié, le Battosaï Himura lui a choisi une autre voix. Il est devenu vagabond sous le nom de Kenshin Himura, errant avec son sabre à la lame retournée sur les routes du Japon. Quand il se trouve face à une situation où l’injustice raisonne, son esprit chevaleresque prend le dessus et sauve les gens. Il devient un justicier au grand coeur et ne tue jamais ces ennemis.

Quand une jeune fille essaie de défendre son dojo de l’école de l’esprit vivant, elle doit faire face à Battosaï l’assassin. Du moins, c’est ce que prétend l’énorme samouraï. Kenshin sait que cela ne peut être le cas, puisque c’est lui l’homme en question. Alors pourquoi préciser qu’il est rattaché à un dojo qu’il ne connait pas. Il va apporter son aide à Kaoru Kamiya, 17 ans, maître du l’école de l’esprit vivant. Quelque chose de louche ce cache sous ces attaques. Grâce à des combats où il montre sa dextérité à l’arme, les réponses se dévoilent. La confiance de Kaoru a été trompée et Kenshin va exposer la vérité. Il fera de même pour un jeune garçon qui a perdu ces parents et maltraité par des mafieux. Yahiko Myôjin veut sauver son honneur. Seul, il ne peut faire face à ces brigands sans coeur. Kenshin va lui donner un coup de main et lui proposer un avenir plus glorieux auprès de Kaoru comme apprenti kendoka. Le tome se termine avec le début d’un combat avec le fameux Zanza qui a le mot mort sur sa veste de dos. Un personnage qui va devenir plus tard un amis de Kenshin. Nous pourrons en savoir plus dans la suite.

Quel plaisir de se replonger dans ce manga qui n’est plus de prime jeunesse. Il est prépublié entre 1994 et 1999 au Japon dans le magazine Weekly Shonen Jump de l’éditeur Shueisha. Puis l’intégralité trouve sa place en France chez Glénat. On voit que le graphisme est d’un autre temps et que les nouveaux lecteurs auront peut-être plus de difficulté à s’adapter. L’évolution est vraiment flagrante avec Kenshin Restauration du même créateur. Un dessin plus fluide et plus fin. Toutefois, j’ai dévoré tout de même ce premier tome très complet avec les explications sur les personnes principaux. On découvre les inspirations qu’elles soient historiques ou graphiques pour créer Kenshin, Kaoru et Yahiko. Cela donne un petit plus pour s’attacher à chacun d’eux. Impossible de ne pas être happé par les personnages qui mêlent à la fois bienveillance, honneur et punition. Les plus gros méchants sont apparemment réunis dans une zone et sont prêts à tout pour voler, tuer et massacrer. Kenshin a tellement connu d’horreur qu’il n’a peur de rien. Sans avoir besoin de tuer, il inspire la peur. On a le droit à des bonnes scènes de combat qui donnent du peps à la lecture. Cela s’oppose quand il prend des coups par des femmes ou autres et qu’il finit avec des grosses bosses. Les gestes ne sont pas dans le but de blesser ou d’humilier, juste de souligner une contradiction.

Watsuki Nobuhiro n’oublie pas qu’il a situé son histoire au début de l’ère Meiji avec l’introduction des occidentaux sur le territoire. Dans leurs valises, ils apportent les armes à feu et d’autres choses. Les samouraïs deviennent obsolètes face à des balles. Il faut des armes puissantes pour affronter des armes puissantes et plus des hommes avec des sabres. Les japonais étaient aussi dans l’innovation comme il le montre avec ce canon en bois utilisé jusqu’à la fin de l’ère Edo qui tirait des boulets de terres glaises. L’évolution des mentalités se montrent à travers deux points, l’évolution de la cuisine avec la fondue de boeuf accessible à toutes les bourses. Et aussi, la fin des samouraïs qui engendre des rebellions d’homme qui n’ont plus de but dans leur vie. Ils comblent leur insatisfaction dans la colère, l’alcool et la violence. Un changement de culture implique forcément une longue période d’incertitude politique.

Un manga qui a de nouveau piquer ma curiosité. J’ai hâte de lire à nouveau toute la série.

2 réflexions sur “Kenshin le vagabond – Tome 1 – Watsuki Nobuhiro

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