Kenshin Restauration – Tome 1 – Nobuhiro Watsuki

Après l’instauration de l’ère Meiji, les samouraïs n’ont plus le droit d’exister en tant que tel. Ils doivent se réinventer. Le terrible Battosaï l’assassin est devenu Kenshin le vagabond. Les ennuis sont-ils pour autant terminer ?

La série Kenshin le vagabond n’est pas toute jeune. Mais apparemment la qualité de l’histoire est restée assez forte dans les esprits pour avoir des adaptions à la télévision et au cinéma. Au vu des fans, Nobuhiro Watsuki décide de redonner vie à son personnage dans une nouvelle version dit Restauration. La particularité repose sur l’adéquation avec le dernier film qui est sorti. Il reprend cette trame pour donner un nouvel élan à son héros préféré. Une sorte de préquelle qui permet de mieux connaître la psychologie de Kenshin et de comprendre son cheminement pour lutter du côté du bien. Comme tout premier tome, il ne se passe pas grand-chose et surtout l’épaisseur est assez mince. Le scénariste a-t-il décidé de faire un régime de contenu ? ou est-ce Glénat qui a choisi un découpage moins généreux de l’histoire ?

Une nouvelle série qui concorde avec la sortie en édition de luxe de la série initiale. Ceux qui ont aimé l’original vont aller découvrir cette nouvelle vision. D’ailleurs, c’est ce que j’ai fait. C’est aussi une bonne occasion de relire tous les tomes dont je garde un très bon souvenir. Il faut dire que le personnage de Kenshin est attachant. Un physique un peu mystérieux et surtout un incroyable sabre. Il est reconnaissable avec sa blessure sur sa joue qu’il ne soigne pas. Mais pourquoi ? La réponse d’aujourd’hui se limite à : parce que.

On sent dans l’écriture quelque chose de plus moderne, de plus directe. Peut-être une façon de toucher un nouveau lectorat et il faut dire aussi que l’auteure a pris de l’âge aussi. Mais rassurez-vous Battosaï l’assassin reste cet homme qui après d’âpres combats pour la liberté et l’ouverture de son pays veut œuvrer pour le bien. Pour bien faire, il retourne sa lame qui ainsi ne peut plus tuer. Quel homme ce Kenshin…

Quoi de plus normal qu’il se trouve par hasard dans un endroit où son destin l’a guidé. Il se fait des potes et affronte de grave méchants très vilains. Il rencontre une jeune fille, Kaoru Kamiya, qui cherche à protéger son dojo d’un financier sans scrupule. Si elle gagne suffisamment de combats, elle pourra garder son terrain. Bien entendu, c’est un traquenard. L’imposture apparaît aux quatre patrons de dojo quand on leur demande de survivre à une attaque d’armes à feu. Par chance, avec l’aide de Yahiko Myôjin, le petit jeune que forme Kaoru et aussi informateur de l’ennemi, Kenshi sait où trouver les informations pour rendre justice. Au passage, il doit botter le cul comme il se faut à une bande de vaurien payée pour le tuer. Le premier, Sanosuke Sagara, va devenir un pote qui va veiller sur le dojo et ces occupants. Pour les autres, c’est une autre histoire car seule la cruauté leur procure du plaisir. Alors il sera sans pitié avec eux et bien entendu sans les achever. Cela sera l’occasion de nous proposer de magnifique scènes de combat assez bien chorégraphiées. Plaisir de lecture garantie.

Comme nous sommes au début de l’ère Meiji, il est bien d’introduire un élément illustrant cette nouvelle situation. Les portes sont maintenant ouvertes à l’occident permettant l’arrivée de nombreux étrangers venus commercer ou découvrir une nouvelle culture. Nous rencontrons un médecin avec un masque de médecin italien qui soigne gratuitement les plus pauvres. Bien entendu, ce n’est pas du goût de riches soigneurs qui voient cela d’un mauvais œil pour le business. Kenshin et la loi vont tout remettre en place. Petit bonus, le médecin est une femme. Il faut dire qu’à la fin du 19ème peu de femmes peuvent suivre des cursus médicaux pour devenir médecin. On croyait qu’il fallait un service trois pièces qui se balade pour comprendre l’anatomie. Allez comprendre… Quel filou ce Nobuhiro Watsuki.

Un dytique qui ne demande qu’à être lu dans son entièreté pour savourer le retour de Kenshin.

3 réflexions sur “Kenshin Restauration – Tome 1 – Nobuhiro Watsuki

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