Le Porteur d’histoire – Théâtre des béliers parisiens

Le fabuleux Alexis Michalik montre ces talents de conteur en nous emmenant dans une quête incroyable. Assis sur une banquet des béliers parisiens, vous allez vous balader au cœur de l’histoire de France pour trouver un trésor. Laissez-vous guider vers un ailleurs magique.

Une fois la salle remplie, le noir gagne doucement le public et les comédiens entrent en scène. Ils sont 5. Deux femmes et trois hommes. Ils portent tous un jean et un marcel blanc. Ils face à nous. Puis un comédien prend la parole et nous pose la question « Qu’est-ce qu’une histoire ? ». Calmement, il nous en donne une définition que les artistes qui l’entourent complètes progressivement. Chacun change de place et le récit prend doucement vie sous nos yeux. Le tout dans un décor très sommaire avec un mur pour écrire à la craie, cinq tabourets noirs et un portant avec des costumes. Mais juste cela va largement suffire à nous guider dans une histoire incroyable.

« Chaque pays, chaque continent, chaque ville a sa propre vision de l’histoire (…). Et dans tout récit historique, il y a, comme son nom l’indique, une part de récit. (…) L’Histoire est subjective. Ce qui veut dire que tout ce qui nous définit, notre identité, notre passé n’est qu’un récit »

Par une nuit pluvieuse, au fin fond des Ardennes, Martin Martin doit enterrer son père. Ce dernier a exigé d’être enterré dans le cimetière du village. Mais il est complet. Alors dans l’obscurité, il va faire de la place pour suivre les dernières volontés.  Et là, il va faire une découverte incroyable qui va à jamais changer sa vie. Un carnet manuscrit qui parle d’un trésor caché. Une quête va poindre son nez. Emerveillé, le public va suivre l’enthousiaste équipe pour un voyage de 15 années que cela soit au cœur du désert algérien, au Canada ou au cœur de l’Ardèche. Le temps semble s’arrêter.  Le jeu de scène nous invite à partir avec les comédiens. Un changement de vêtement ou de coiffure et nous sommes loin. A 5, ils vont revêtir plus de 30 protagonistes. Ils miment le verre qu’ils boivent, les livres qu’ils portent, une tombe qu’ils creusent, un avion qu’ils conduisent… et on y croit. Le tout avec des références littéraires et historiques comme Alexandre Dumas, Eugène Delacroix, une famille disparue sous la Révolution française, la fin de l’Ancien régime, la guerre d’Algérie… Sans oublier une touche musicale qui accompagne à merveille l’action. Rien n’a été laissé au hasard et je reste captive de ces épopées fantastiques. J’ai été emportée et que cela est plaisant. Et je ne suis pas la seule puisque ce spectacle tourne dans des salles parisiennes depuis 2013 à guichet presque fermé à chaque représentation.

Pas besoin d’avoir grand-chose sur scène, quand on vous emmène dans les tréfonds de votre imaginaire. Alexis Michalik n’est pas un simple porteur d’histoires, c’est un étonnant porteur d’espoir.

2014 : Molière de l’auteur francophone vivant
2014 : Molière du metteur en scène d’un spectacle de théâtre privé
2014 : Nomination pour le Molière du théâtre privé

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