
Le sujet de la ménopause commence enfin à se faire entendre. Bien que concerne la moitié des habitants de la planète, la deuxième moitié de la vie des femmes reste tabou. Pourtant, elle mérite l’intérêt pour mieux accompagner cette période de vie.
4e de couverture
Une histoire de la ménopause et de l’andropause à travers les cultures et les coutumes. L’auteure évoque la tradition chinoise, les récentes recherches sur les hormones, les greffes testiculaires ou encore la vie des orques. Adaptation en bande dessinée de l’essai Ceci est mon temps : ménopause, andropause et autres aventures climatiques.
Mon avis
Elise Thiébaut et Elléa Bird reviennent pour un second tome après un album consacré à la virginité. Encore une fois, elles mettent les pieds dans le plat avec la ménopause. Une fois que les femmes ne peuvent plus avoir d’enfant, leur valeur pour la société est quasi-nulle. Pourtant, cela est assez réducteur de la valeur d’une personne. Et si, au final ce n’est pas une chance d’avoir des personnes qui sont dans une autre étape de leur vie pouvait alors prendre de nouvelles responsabilités. Au temps des cavernes, les plus âgés avaient aussi des responsabilités comme s’occuper des enfants. Les témoignages de l’effacement de l’espace public est courant.
Les médecins perçoivent souvent ce moment comme un souci de vieillesse. Alors pour mieux gérer cette période, on leur donne des hormones afin que les femmes restent les mêmes. Le souci est que le médicament prescrit partout dans le monde favorise le cancer du sein. Les études prouvent la dangerosité mais les laboratoires ont de l’argent pour continuer à vendre leur poison. Dans les pays non-occidentaux, la ménopause est gérée autrement, plus en lien avec le rythme des personnes. C’est aussi un renouveau pour les femmes qui n’ont plus à s’inquiéter de la grossesse. Elles peuvent alors penser autrement leur sexualité et même l’arrêter. L’approche à travers plus témoignages montrent bien qu’il y a autant de femme que de ménopause. Des récits que l’on entend assez rarement et qui sont pourtant d’une grande nécessité. La fin ouvre avec des images des colleureuses, car c’est une rage qui doit avoir sa place. Il n’y a pas de solution clé en main pour mieux gérer cette phase. A chacune de chercher et de discuter ouvertement avec son entourage.
Une bd de grande utilité dont les femmes doivent lire pour rompre la solitude de la ménopause.
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