Jasmine trouve qu’il est important d’apporter de la joie partout. Alors elle décide d’aller faire des câlins à tout le monde. Qu’importe leur apparence, leur taille, leur moral ou leur odeur, elle viendra se blottir contre eux.

4e de couverture
Mignonne à croquer, Jasmine n’en est pas pour autant une petite souris discrète et posée… Curieuse de tout, intrépide, elle sait aussi être un amour de petite souris en distribuant câlins et bisous sans compter. Ce jour-là Jasmine croise nombre de ses amis de mauvais poil, tristes, ou mal lunés. Hop ! Un gros bisou par-ci, un câlin par-là, et tout va déjà beaucoup mieux ! Au mouton qui sent pas très bon, au grand méchant loup qui a des poux, au hérisson qui pique, à la hulotte qui a fait pipi dans sa culotte… Aïe ! Mais c’est Jasmine qui se retrouve maintenant toute colée de poils de chiens partout et de bave sur les joues, qui sent le pipi et la transpi, trempée, enrhumée, mordue et piquée… et franchement toute grognon. Mais qui pour la câliner à son tour ?
Avec des illustrations truffées de détails renforçant l’humour à tout instant, les enfants ne manqueront pas d’éclater de rire au fil des pages devant les situations à la fois tendres et espiègles, pleines de bisous baveux et de câlins poisseux.

Mon avis
Quand on regarde la couverture, nous sommes intrigués. Une petite fille déguisée en souris enlace un enfant déguisé en lapin et il en est dépourvu. Qu’est-ce que cela cache? Pour cela, il faut se plonger dans l’histoire. Quelque chose de mignon se combine à quelque chose de gênant. L’ouvrage se termine avec des questions? Dont, est-ce que mon âme d’enfant est parti en vacances? La première double page présente de nombreuses façons de faire des câlins dont des étranges comme le câlin caca. Une fois dans le récit, on découvre des enfants déguisés en animaux qui vivent dans la nature. C’est assez dérangeant d’être dans un entre deux. Est-ce parce que pour la représentation c’est plus facile d’avoir des animaux avec des bras? Qu’est-ce que cela apporte que cela soit des animaux? En plus, certains animaux en sont comme la hulotte qui a fait pipi dans sa culotte. Pourquoi un animal devrait être humanisé? Est-ce que cela serait si dérangeant de faire un câlin à sa mamie qui sent le pipi? Et puis, on suit Jasmine qui décide de prendre dans ces bras tout le monde, « car on ne peut pas vivre sans amour! ». Elle prend dans ces bras l’enfant chien triste et hop, il retrouve le sourire. « Un câlin, c’est merveilleux : notre coeur s’emballe, ça nous étourdit et nous réconforte! Quelle agréable sensation! ». Elle continue avec un enfant escargot, des enfants de lapins coquins, un enfant mouton qui sent mauvais, un enfant oiseau qui chante faux… Qu’importe comment sont les gens, elle les prend dans ses bras sans discrimination. C’et bien de montrer qu’il faut accepter les gens comme ils sont et les intégrer. Par contre, on peut s’intérroger sur la notion de consentement. Peut-on toujours toucher les gens sans leur accord et pour leur bien? Faut-il accepter tout simplement car c’est gentil? Ne faut-il pas apprendre aux enfants de dire non comme accepter d’être embrasser par les membres de sa famille ou des proches de la famille? Etre à l’écoute de l’autre, n’est-ce pas le plus important? Le mignon de bien faire est-ce le plus important? Les dessins sont mignons, épuré avec une pointe de couleurs c’est assez chaleureux. On pense à Béatrix Potter.

Une lecture qui permet de se poser des questions aussi bien sur l’importance des câlins et leur représentation auprès des enfants.

Laisser un commentaire