Garfield n’est pas un chat ordinaire. Il a plusieurs passions dans la vie et s’applique à en profiter au quotidien. Jon l’aide de façon volontaire ou non.

4e de couverture
Dans cet album, Garfield bat les records de fainéantise vautrée. Il a des réveils pénibles – ça va mieux une fois qu’il a tué quelque chose – et sa seule activité notable consiste à shooter dans Odie et à lui tisser les oreilles en macramé. Pourtant, quand Jon le traite de tas de graisse inutile, ça le peine : Garfield est un tas de graisse inutile sensible. Et il sait lire : il écrabouille les araignées avec un gros livre intitulé Comment tuer les araignées. Et grâce à lui, on apprend des choses : par exemple, les poissons hurleurs de Mongolie hurlent à l’air libre, mais se taisent dans l’estomac de Garfield…

Mon avis
Il y a des bd qui ne vieillisse pas très bien. Sous réserve, bien entendu, qu’elles étaient drôle à une autre époque. On va tout de même laisser le bénéfice du doute. En tout cas Jim Davis s’est fait connaître dans le monde entier avec ces strips de trois cases avec son chat grassouillets. Il est fainéant et passe son temps à dormir, manger tout et n’importe quoi, faire des blagues au chien et à son propriétaire. A travers ces thématiques, les gags varient plus au moins. Parfois, il y a quelques digressions comme Jon qui tente d’aller séduire des femmes. Sa tenue, ses propos et comportements font qu’il revient toujours bredouille. Cela fait aussi partie des gags qui reviennent toujours avec la même chute. On trouve plusieurs choses avec les oreilles du chien, le frigo qui est vidé, la colle sur les mains de Jon… Toutefois, ce n’est jamais drôle. Ni la première fois et ni la dixième fois. On tourne les pages sans être vraiment convaincu de l’intérêt de la lecture. Se moquer de la différence, la violence gratuite, l’humiliation ne sont pas de choses qui devraient faire rire. On peut en tout cas y réfléchir. Parfois, il est bon de relire ce genre de série pour encore plus apprécier le travail que font d’autres. Tout en soulignant que cela demande une grande capacité créatrice de pouvoir sans cesse se renouveller avec un cadre aussi restreint. Le pouvoir du chat arrivera t’il à amener de nouveaux publics? On peut également se poser la question.

Une lecture qui nous laisse sur notre faim et qui donne envie de lire quelque chose de drôle et d’intelligent.

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