La mort est dans le pré – Tome 2 – James et David de Thuin

L’inspecteur pensait pouvoir profiter tranquillement de ces vacances en Bretagne. Mais voilà qu’un mort est retrouvé mort dans un champs. Pas le choix, il va devoir enquêter avec sa responsable pour trouver le coupable?

4ème de couverture
Un corps sans vie est découvert dans un pré au coeur du Finistère. L’autopsie révèle la présence d’hydrogène sulfuré dans les poumons, typique d’une intoxication due aux algues vertes. Comment peut-on mourir instantanément à cause des algues vertes si loin de la côte ? Une enquête compliquée s’annonce pour la commissaire Linguine et son adjoint Pichard face à l’hostilité de la mafia bretonne.

Mon avis
Après une première aventure, la commissaire Linguine et l’inspecteur Pichard vont devoir mettre leur incompétence au service de la justice. Pas facile de s’y retrouver dans cette culture si différente qu’à Paris. Le mystère est très épais car un jogger qui porte des bottes en caoutchouc est retrouvé mort et loin de la mer. Le médecin légiste ose avouer en dehors de son lieu de travail que le décès est lié à des algues vertes. Il faut le dire assez bas car la mafia bretonne veille à ce qu’aucune information ne puisse transpirer. James s’est très librement inspiré d’un fait réel qui a fait bondir les responsables économiques et politiques de la région. L’élevage intensif n’a rien à voir avec les algues vertes. C’est un phénomène biologique normale et qui ne se produit qu’à certains endroits. On se souvient très bien que la sortie de la bd « Algues vertes, l’histoire interdite » ne s’est pas faites sans heurt et menaces de mort. Cet ouvrage n’est pas un engagement politique. C’est plus un divertissement qui se moque des choses ouvertement et sans pitié. La notion d’absurde est poussée à son paroxysme : « – C’est mon pèlerinage annuel, car je suis moitié breton par ma mère. – Vous êtes métis? Vous auriez pu me le dire plus tôt. Ca aurait amélioré les statistiques du service sur la diversité. » On insiste sur le marquage très identitaire qui permet les jeux de mots autour des crêpes, du cidre, des chansons, les bigoudens et de la frontière avec la Normandie. Rien de cela ne manque et sans oublier les plus contextuelles : « Chez Breizh-Agro, l’abattage de poulet, c’est un peu notre spécialité ». Aussi bien l’écriture que l’univers graphique, on sent l’influence des bandes dessinées de notre jeunesse avec le principe de gaufrier et où les clichés étaient monnaies courantes avec des blagues fines et lourdes. Et est-ce que le coupable est au moins identifié? « On vient de faire tomber un pauvre type, mais le système reste en place, lui…  » Il faut bien conserver un aspect réaliste des choses tout de même.

Une bande dessinée drôle et absurde qui nous change les idées et nous fait rire. En plus, vous avez trouvé un cadeau idéal à offrir à un ami breton.

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