Etre la pire des pestes cela demande un travail au quotidien. Anissa s’applique à humilier les autres pour continuer à briller. Parfois, il y a des surprises qu’il faut gérer.

Quand Anissa arrive au collège, tout le monde l’a remarque. Margot tente une approche pour faire partie du gang des pestes. Mais sa trahison lui vaut l’exclusion. Etre populaire demande souvent d’être cruel et blessante. Cela suffit à attirer à faire envie. « Je voulais te dire que tu étais un vrai modèle pour moi » ou « Je ferai tout pour te montrer que je peux être digne d’être ton amie, si tu m’acceptes dans ton groupe! » (p. 8). La rivale Noémie fait de son mieux pour garder ces groupies autour d’elle. Ce n’est vraiment pas facile. Elle se rapproche de celles qui sont refusées. Le fait qu’elle a rencontré un célèbre youtubeur contribue à sa popularité. Un garçon change un peu la donne. Simon connaît aussi Squeelito et reste toujours calme qu’importe l’attitude d’Anissa. Cela l’intrigue au combien. Une fois chez sa nouvelle copine, il s’étonne du spectacle auquel il assiste. Mais il est attaché à l’adolescente et ils finissent par s’embrasser. Sauf que tout le monde reçoit la preuve en image. Impossible d’assumer d’avoir un crunch pour un garçon non populaire. Que va t’elle faire?

Il faut croire que les pestes ont le vent en poupe car il y a un tome 2. Le personnage d’Anissa est vraiment insupportable et très narcissique. Tout est opportunité à nuire aux autres que cela soit à la maison ou soit à l’école. Elle se ravit des conflits, des tensions et des pleurs qu’elle provoque. Ce qui surprend le plus, c’est la structure. Des petites histoires se succèdent sans avoir de fil conducteur. En plus, elles n’ont pas de titre pour bien marquer les différences. La méchanceté est assez vendeuse avec des propos discriminant sur les vêtements, la taille, le poids… Cela prouve aussi que le harcèlement est récurrente dans le milieu scolaire et qu’il est difficile de lutter concrètement contre. Amandine propose un univers graphique fidèle au premier tome et à la série Mistinguette. On retrouve les dessins arrondis et les couleurs chaudes. Le travail est toujours très complémentaire avec le scénariste Greg Tessier. L’esprit espiègle et cruel est bien maintenu. Il reste au lecteur de savoir s’il faut glorifier ou nom ce genre de personne toxique qui a des ravages réels sur des personnes.

Une lecture qui rend gloire aux pestes dans les collègues.

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