A sign of affection – Tome 2 – Suu Morishita

La relation entre Yuki et Itsuomi progresse doucement. L’étincelle de l’amour a t’elle été toucher leur coeur? Un avenir ensemble est-il envisageable?

Itsuomi se rapproche de plus en plus de Yuki. Il apprend quelques signes avec elle. Les langues sont sa grande passion même si la langue des signes japonaises ne se pratique qu’au Japon. L’anglais et l’allemand peuvent lui servir dans bien des pays du monde. Mais si apprendre une langue permet aussi de connaître une fille, n’est-ce pas l’occasion de faire une pierre deux coups. En tout cas, son ami Kyôka doute des intentions de son cousin. Ce n’est pas trop son truc de s’attacher sincèrement à une fille. Surtout qu’il y en a toujours qui lui courent après. Avoir des aventures ne lui posent aucun problèmes. Alors utilise t’il Yuki ou s’intéresse t’il vraiment à cette fille? Quand il pose son bras sur ces épaules est-ce pour la séduire ou jouer avec elle? Personne n’a vraiment la question. En tout cas, Yuki est vraiment sous le charme. Et cette première proximité avec un garçon met ses émotions en action. Surtout qu’elle dévoile un peu de son passé comme marque de confiance. Jusqu’où cette relation va t’elle évoluer?

Shojo oblige, on trouve deux jeunes personnes face à l’amour hétéro. Bien entendu, notre héroïne, Yuki n’a jamais connu de garçon et est très timide. Suu Morishita n’hésite pas à jouer là-dessus pour exacerber les émotions de la jeune fille. Elle va jusqu’à jouer avec les codes du manga avec des yeux encore plus grand pour montrer le trouble. On dirait le chat botté dans « Shrek » quand il veut arnaquer les gens. L’héroïne est forcément niaise et nunuche. Et cela n’a aucun rapport avec le handicap, c’est le genre qui l’oblige. Le garçon qui fait tomber toutes les filles va t’il tomber sous le charme de Yuki. Et on voit aussi apparaître un triangle amoureux avec Oshi, un garçon entendant qui signe. Il commence à se montrer jaloux d’Itsuomi. Aucun doute que cela servira pour des rebondissements dans la suite. Sinon, le personnage central est une fille très ordinaire qui est singulière par sa surdité. Toutefois, cela ne l’empêche pas de vivre sa vie, d’aller même à l’université (assez rare dans la réalité). La mangaka aborde la difficulté parfois de comprendre les mots en lisant sur les lèvres qui se traduit par un inversement de lettre dans le texte. La difficulté d’oraliser car cela fait une bizarre par rapport à un entendant. Le fait de porter un appareil ne lui permet pas d’entendre les paroles des gens et de répondre. Elle aborde également le rapport à la famille. Car la famille de Yuki n’a pas appris la langue des signes comme c’est malheureusement le cas dans de nombreuses familles. En France, pour les parents qui n’ont pas fait le choix d’appareiller leur progéniture dès que possible, elles apprennent la LSF sinon non. La formation en France reste assez récente car cela ne fait pas si longtemps que cela est devenu légal. Qu’en est-il pour la culture nippone? D’autant plus que c’est une langue complexe avec plusieurs alphabets. Cette aspect sera éventuellement abordé plus tard. Néanmoins, les manuels d’apprentissage semblent relativement faciles d’accès aussi bien dans les bibliothèques universitaires que les librairies. Même si ce n’est pas très pratique d’apprendre en 2D une langue qui se pratique en 3D. Rien ne vaut les échanges dans la réalité. D’ailleurs, le scénario repose sur l’envie du héros d’apprendre une nouvelle langue et rien de tel que la pratiquer. Progressivement, son vocabulaire s’enrichit de petits mots et expressions. Un travail graphique au rendez-vous car représenter des mains en mouvement est bien souvent difficile. Tout est réuni pour satisfaire les fans de shojo et les lecteurs généraux de mangas. Que va nous réserver la suite?

Une lecture sympathique qui parle avec élégance d’amour et d’handicap, car l’un peut aller avec l’autre.

L’avis Les blablas de Tachan : « Ainsi, c’est avec ce deuxième tome que A sign of affection me convainc vraiment. J’ai vraiment pris plaisir à découvrir la sensibilité dont l’autrice fait preuve pour écrire l’histoire de cette rencontre. C’est beau, poétique, touchant, émouvant et fort en même temps. Les héros vivent dans une petite bulle mais celle-ci n’est pas coupée du monde et au contraire elle rencontre petit à petit tout un tas d’autres bulles avec lesquelles en entre en contact, grandissant ainsi. »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s