Le neveu d’Amérique – Luis Sepùlveda

Que diriez-vous de partir faire un voyage à travers l’Amérique latine? Vous allez y rencontrer ces habitants, leur culture, leur mode de vie… Prêt pour ces découvertes dépaysantes?

4ème de couverture
Pour s’acquitter d’une promesse faite à son grand-père, Louis part pour le village andalou de ses ancêtres : Martos. Il parcourt d’abord l’Amérique latine, du Chili à la Patagonie, en passant par l’Équateur, et croise en chemin un curé alcoolique et un membre de la secte Hare Krishna. Il étudie la sociologie, côtoie les dictatures…pour sonder l’âme du sous-continent, et devenir homme.

Mon avis
C’est toujours un vrai plaisir de lire Luis Sepúlveda. Il possède une plume pleine de poésie, de douceur et de bienveillance. Ce livre n’est pas une fiction contrairement à d’autres ouvrages comme « Le vieux qui lisait des romans d’amour » ou « Journal d’un tueur sentimental« . L’auteur propose ici une histoire beaucoup plus personnel. Il nous emmène dans son passé, lorsqu’il était jeune et un peu idéaliste. « Etre jeune communiste pendant plus de six ans signifia posséder cousu sur la peau un billet pour nulle part ». Ce qui lui a conduit a être emprisonné pendant la dictature du Chili. « J’ai évité d’en parler parce que la vie m’ayant toujours paru passionnante et digne d’être vécue jusqu’au dernier soupir, évoquer un accident aussi obscène me semblait une façon méprisable de l’insulter. » Alors il l’évoque de façon étonnamment positive. Car dans la prison se trouve tous les intellectuels du pays ce qui permet la circulation des idées. On est bien loin du poignant et traumatisant « Mapuche » de Caryl Férey. Quand il est enfin libéré, il décide de voyager, de partir, de s’évader… Mais rien n’est facile sur le chemin surtout avec la corruption présente partout sur le territoire et les voleurs. Alors il prend des petits boulots ici et là allant de simple enseignant à pseudo prisonnier pour épouser la fille de la maison. Le hasard le mène toujours à la rencontre de personnes hautes en couleurs qui profitent de la vie car on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Toutefois, il garde à l’esprit un objectif, une promesse réalisée auprès de son grand-père : retourner en Andalousie, à Martos, son village natif. Après d’incroyables péripéties, il se retrouver dans ce village perdu et retrouve une personne de sa famille. Une retrouvaille inouïe, touchante qui donne envie de croire en l’humain demain. Cette vie d’errance apporte une vraie satisfaction de lecture. On a cette impression d’être un compagnon de voyage et de sourire avec lui avec ces camarades d’infortunes, ces amis, les habitants… Simplement, il donne une leçon d’humanité, d’humilité, d’amour et de tolérance comme lui seul sait le faire. Malgré beaucoup d’épreuves difficiles dans sa vie, l’auteur insuffle toujours de l’espoir pour avancer sereinement chaque jour.

Un petit roman très personnel qui donne toujours envie de découvrir un peu plus l’oeuvre de Luis Sepùlveda.

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