Gokusen – Tome 1 – Kozueka Miromoto

Vouloir enseigner est une vocation. Du moins, c’est ce que peut se dire une jeune professeure avant de débuter sa carrière. Heureusement que Kumiko Yamaguchi possède quelque chose en plus.

Qu’importe ces origines, on peut avoir des rêves. La jeune Kumiko Yamaguchi va tout faire pour devenir professeure de mathématiques dans le lycée Shirokin. Pas de chance pour elle, sa première expérience se fait dans un lycée problématique. Il n’y a pas quelques élèves problématiques, il y a presque que ça. Et côté enseignant, le constat n’est pas plus reluisant. Maintenant qu’elle est sur place, elle va devoir faire sa place. Comment se faire respecter par ces voyous? Par chance, son expérience entant que quatrième héritière de l’effrayant clan de yakuzas “Kuroda » va lui donner des billes. Au pire, elle peut envoyer ces gros bras remettre les idées en places à ces jeunes qui en ont vraiment besoin. Son talent d’observation va progressivement changer les choses. Discrètement, elle va botter le cul des terminales qui terrorisent les plus jeunes. Shin qui semble être le meneur devine que cette prof à quelque chose de singulier sous ces airs innocents. Alors il va la pousser à montrer son vrai visage. Va t’il y arriver? Surtout que Kumiko va avoir d’autres choses à gérer depuis que son grand-père est à l’hôpital. Elle devient la boss du clan et un problème est à résoudre. Et quelqu’un a osé tirer sur l’avocat familiale très chère à son coeur. Va falloir agir et vite.

Pour vous messieurs, vous avez le seinen, « GTO » de Tôru Fujisawa, avec un professeur rebelle. Et bien maintenant, on remet le couvert en version féminine, un josei, avec une cheffe yakuza prof de maths. « Gokusen » débute sa publication dans le magazine « Young You » de 2000 à 2007. Le succès est au rendez-vous ce qui permet l’adaptation en animé et en drama. Kazé a découvert la pépite et publie la série entre septembre 2014 et septembre 2015. En 2000, la série bénéficie d’une réédition en collection de luxe. Cela veut juste dire que le tome est plus grand, une couverture plus visible et un prix plus élevé. Un choix judicieux car c’est une histoire qui vaut le détour. En effet, si vous êtes habitué à voir des dessins de « Naruto », « One Piece », vous serez un peu dérouté. Kozueka Miromoto va plutôt vers quelque chose de simple, clair et sans s’encombrer de chichi. Le rythme est parfaitement maîtrisé ainsi que le sens de l’intrigue. Et très vite, la sauce prend. On s’attache à notre héroïne, à l’air si gentille qui n’hésitera pas à envers ad patres tout ceux qui viennent lui chercher des poux. Une femme cheffe yakouza, c’est d’autant plus rare pour avoir envie de la suivre. L’esprit girlpower est là. N’oublions pas de souligner l’esprit facétieux qui règne aussi bien avec Kumiko Yamaguchi, avec ces couettes, ses grosses lunettes et son jogging que les étudiants provocateurs. S’il faut utiliser la manière forte pour que les élèves apprennent quelque chose, elle le fera. Une mise en bouche qui donne furieusement envie de lire les 14 albums restants.

Qui a dit que l’on ne pouvait pas être yakuza et prof en même temps? Après tout le boulot est le même, faire la loi et se faire respecter.

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