Silent Boy – Gaël Aymon

L’adolescence n’est pas une période très facile à vivre. Surtout quand on est différent et qu’un groupe à l’école joue les malins. Mais quand une jeune garçon attente à sa vie, tout peut changer.

Souvent dans les cours d’école, il y a d’un côté les méchants et de l’autre les gentils. Les sportifs, les plus musclés se sentent souvent les plus malins. Alors ils se permettent d’être agressif envers ceux que l’on ne considère pas normal. Ils se moquent de ceux qui veulent s’investir à l’école, ceux trop maigres, trop gros, trop beaux… Parmi cette équipe de supers malins, on compte bien des suiveurs qui ne veulent pas devenir la tête de turc. Difficile de suivre en cours avec les professeurs qui ont le moins de pogne pour maintenir le calme. Pour les autres, c’est chaos et punition. Un quotidien pour beaucoup d’entre eux. Anton fait en sorte de passer entre les gouttes. A l’internat, il était tranquille dans sa chambre jusqu’à Chabanon arrive. A ce qui paraît, il est homosexuel et il a peur pour sa réputation. Est-ce la bonne façon de penser? En échangeant sur un forum le soir, il prend conscience de sa connerie. Ce n’est pas parce que son nouveau coloc est différent au moins dans son look qu’il ne mérite pas le respect. Et quand ce dernier va faire une tentative de suicide à l’école, il a le déclic. Pourquoi vouloir garder le silence face à cette injustice?

L’éditeur Nathan lance une nouvelle collection « Court toujours ». « Silent Boy » fait parti de la série et s’adresse aux pré-adolescents et adolescents. L’histoire évoque des sujets qui lui parlent vraiment aux jeunes. Les thématiques ne manquent pas en cette période de transition. Le besoin de vouloir être à la fois conforme et montrer sa personnalité créent des conflits d’intérêt intérieur. A cela se rajoute ceux qui sont en quête de popularité et qui sont prêts à tout pour faire pour le garder. Pour cela rien de tel que d’écraser ceux qui ont moins confiance en eux. En général, ils sont sans pitié et sans coeur. D’ailleurs, quand un de leur souffre douleur fait une tentative de suicide, ils s’en satisfont. La médiocrité de leur comportement ne les rend pas pour autant plus heureux. Mais ceux qui voient et qui ne disent rien sont tout autant coupable. Car si tous refusait cette injustice, elle n’apparaîtra peu. La peur est présente partout. Comment l’affronter? Comment la contrer? Et si la dire pouvait changer les choses? Est-il possible de rendre les gens meilleurs? plus bienveillant et dès leur plus jeune âge? On peut espérer que ce genre de livre peut aider à la réflexion, à l’échange,…. Quelque soit le lecteur, aucun doute qu’il ne reste indemne à la fin. Le héros même s’il a pris la parole devant toute sa classe n’a pas fait changer tout le monde. Il est devenu la personne qui lui correspond le mieux.

Un petit livre à mettre entre les mains des adolescents pour les faires réfléchir et discuter avec eux. La vie à l’école n’est jamais de tout repos même avec les potes.

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