« Le pouvoir des caresses » – Arte

En période de pandémie, nous sommes privés de contacts sociaux et émotionnels. Pour notre sécurité et celles des autres, il faut apprendre à vivre seul et reclus. Mais cette privation de contact physique n’est pas préjudiciable pour notre bien-être? 

Voilà plus d’un an maintenant où l’on nous dit qu’il ne faut plus embrasser nos proches, renoncer à s’enlacer, à ne plus se serrer les mains…. Ces distanciations dites pour notre sécurité modifient notre rapport aux autres et créent une forme de mal-être, une forme de manque. Peut-être qu’au final le toucher est un besoin vital comme respirer. Certains diraient qu’avant on ne cajolait pas les enfants, on leur apprenait la distanciation et tout le monde allait bien. Vraiment? Etrangement, l’Histoire prouve que ce n’était pas le cas. De nouvelles études ont montré l’importance d’être proche de ces enfants, de leur donner de l’amour, de le toucher dès leur première âge. Ce besoin est tout autant vrai en tant qu’adulte en embrassant nos amoureu(se)x, en serrant dans nos bras nos amies, en touchant la main d’une personne âgé.

Comment sait-on vraiment que cela joue sur notre corps? La science vient à la rescousse avec divers institutions en Europe. Tous font le même constat : l’humain à besoin de contact qui soulage une douleur, renforce le système immunitaire, aide à la croissance, stimule le désir, réconforte, construit le lien social, identifie une situation de risque…. « Les êtres humains sont des animaux sociaux, c’est par le toucher qu’ils apprennent à ressentir le lien qui les unit à la communauté qui les entoure et qu’ils se sentent sécurisés », explique la neuroscientifique suédoise Rebecca Böhme. Que se passe t’il lorsqu’on en est privée? Les études ne sont pas encore toutes publiées même si le contexte se porte très bien à avoir des cobayes. Les premiers constats ne surprennent guère avec l’augmentation de troubles mentaux avec la dépression, l’anxiété, les addictions, la solitude… D’ailleurs, en France, de nombreux spécialistes ont tiré la sonnette d’alarme face à l’augmentation de ces constats. Le retour du beau temps prouve que l’on ne s’habitue pas à l’isolement car les gens se retrouvent sur les bords des berges, dans les parcs, dans les rues à bars… Même si le numérique contribue à l’éloignement, il vient toujours un moment pour se retrouver. Est-ce que le monde d’après, qui se fait vraiment attendre, permettra aux gens de renouer?

A voir sur Arte.tv deux documentaires sur ce sujet :
« Le pouvoir des caresses » de Dorothée Kaden – 2020
https://www.arte.tv/fr/videos/089055-000-A/le-pouvoir-des-caresses/

« A fleur de peau. Une histoire des caresses, câlins et autres étreintes » d’Annebeth Jacobsen – 2021
https://www.arte.tv/fr/videos/100841-000-A/a-fleur-de-peau/

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