Golden Sheep – Tome 1 – Kaori Ozaki

L’amitié que l’on avait crée à l’école primaire, peut-elle rester identique à l’entrée au lycée? Tsugu le croyait et très vite elle va déchanter. Comment pouvoir changer la donne?

Tsugu revient dans la ville où elle a passé son enfance, elle est ravie. Ses amis de l’école primaire vont être dans le même lycée qu’elle. A nouveau, ils vont former un quatuor d’amitié sincère. Mais très vite, ses espoirs vont percuter de plein fouet la réalité. Les jeunes enfants dont elle avait gardé le souvenir ont bien changé. Sora a l’air toujours aussi gentil mais elle voit bien qu’il a quelque chose de triste en lui. Yushin, toujours aussi charmeur est lui passé du côté obscur. Depuis que son père a été accusé d’acte sexuel sur mineur, il a été pris comme bouc émissaire à l’école. Après ça, il a décidé de devenir un voyou et de persécuter Sora, qui aurait plus le soutenir pendant cette période difficile. Le souffre douleur est devenu le tortionnaire. Et Asari semble douce et amicale toutefois très jalouse et va punir Tsugu de parler à son amoureux secret. Les liens si forts ont explosé en vol. Heureusement Tsugu a la musique avec sa guitare électrique. Est-ce vraiment suffisant? Surtout qu’à la maison ce n’est pas si facile d’habiter avec mère, tante, nièces et la possibilité un beau-père. C’est décidé, elle va retrouver son père à Tokyo. Hors de question d’y aller seule. Sora a lui aussi besoin d’échapper à cette violence ordinaire. Un nouveau départ, même temporaire, pourra peut-être tout changer.

Déjà, ce qui est bien, c’est que l’on sait que la série a 3 tomes et qu’ils ont été déjà publiés. On ne va pas attendre indéfiniment comme « L’attaque des titans ». Kaori Ozaki a décidé de mettre les pieds dans le plat pour parler du mal-être adolescent. Quatre enfants innocents à l’école primaire sont devenus grands maintenant au lycée. Seulement voilà, le monde a changé pour eux. Et pour ça on le sait dès les premières pages du manga avec la tentative de suicide de Sora avortée grâce à Tsugu. Le harcèlement physique et moral que subi tous les jours Sora le détruit petit à petit. Il accepte car il n’a pas soutenu son meilleur ami de l’époque Yushin. Mais ce n’est pas facile de comprendre les situations quand on est enfant. La culpabilité le ronge jour après jour. Yushin s’en prend à lui car c’est facile d’avoir un bouc-émissaire. Se venger sur quelqu’un qui n’aurait rien pu faire pour changer la situation, c’est un exutoire facile. Maintenant qu’il est devenu un voyou mal entouré, peut-il changer les choses? Et puis Asari qui préfère humilier sa copine car elle parle à un garçon dont elle est amoureuse. Il est plus facile encore une fois d’être cruel avec quelqu’un qui n’a rien fait de mal que de regarder les choses en face et prendre son courage à deux mains. On aimerait croire que se sont des clichés toutefois ces comportements se retrouvent dans les écoles du monde entier. Détruire et nuire à l’autre reste toujours plus aisé que construire et communiquer. Ce premier tome pose un constat. Pour espérer aller mieux, Tsugu et Sora fuient là où les choses devraient se passer mieux. Du côté graphique, Kaori Ozaki nous propose un univers magnifiquement travaillé aussi bien pour les décors que les personnages. On n’a nullement l’impression qu’ils sont tous pareils, bien au contraire. Rien que ça, cela donne envie d’aller plus loin pour connaître le dénouement qui amènera à la rédemption.

Un manga audacieux qui saura parler aux adolescents qui ne vivent pas toujours une période bien heureuse.

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