Club des Cinq – Tome 5 – Le club des cinq en péril – Béja, Nataël et Elodie K Salinas

Est-ce que profiter du grand air reste sans risque ? On aurait pu croire que oui. Mais parfois un évènement imprévu peut tout changer.

« Tête dans le guidon, ils avaient pédalé toute la journée pour arriver au lac vert avant la nuit ». Les enfants profitent d’un moment réuni ensemble pour changer d’air et s’amuser. Le matin est une bonne occasion d’aller se baigner au lac. Toutefois Nick s’est fait enlever. Richard, un gamin du coin à tout vue. Il est persuadé que le responsable se nomme La Bosse, l’homme de main de M. Bertaud, le propriétaire de l’auberge de la Chouette. Les amis se mettent tous en route vers l’auberge, impossible de laisser Nick tout seul. Ils arrivent même à se faire inviter au sein de l’établissement avant que toutes les choses s’éclaircissent. Le jeune Richard ne leur avait pas dit toute la vérité. C’est lui qui était recherché pour faire du chantage à son père. Ce n’est pas pour autant qu’il va être solidaire des autres pour s’en sortir tous indemne. « Si c’est pas un malheur, un enfant si mal élevé ! Il ne pense qu’à lui. » Heureusement, les adolescents vont pouvoir partir tranquillement et profiter d’un bon repas.

Nataël a décidé de donner un nouveau souffle au texte d’Enid Blyton écrit en 1949 sous le titre de « Five get into trouble ». La bibliothèque verte a construit plus d’un imaginaire. Pourquoi ne pas continuer cela en bande dessinée pour toucher un public encore plus large ? L’idée est bonne toutefois la concrétisation est autre chose. Déjà par rapport au contexte d’écriture. Est-ce les enfants des années 50 sont les même de 2021 ? Est-ce que le rapport à la famille et la société sont identiques ? Sans aucun doute, les réponses sont négatives. Alors est-ce possible de leur donner un petit goût de nouveauté ? Surement mais ce n’est pas le choix qui a été fait. On le sait dès la première page avec la police qui a été choisi faisant assez ancienne. Comme la taille de police est important on lit assez bien le titre. Toutefois, les choses vont devenir moins agréable lorsqu’il va s’agir de lire le contenu des bulles. On a l’impression qu’une règle avec des lettres a été utilisée. Néanmoins cela reste totalement en cohérence avec la structure en gaufrier avec un marquage assez fort de chaque case. On sent l’influence de classiques tels « Blake et Mortimer » ou « Spirou et Fantasio ». Et le dessin lui n’est pas riche en détails comme les exemples cités préalablement. Au contraire, c’est plus simplifié allant parfois au caricatural. La satisfaction se fait en arrivant à la page 32, car enfin on va pouvoir fermer l’ouvrage et passer à autre chose.

Certains classiques doivent rester dans leur jus.

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