Comment j’ai vidé la maison de mes parents – Lydia Flem

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On sait qu’un jour on va mourir et que nos parents partiront avant nous. Mais on refuse cette triste nouvelle. Et quand ils décèdent, il faut vider la maison familiale. Comment gérer cela?

Il y a des moments que l’on ne s’imagine pas dans la vie. La mort de nos parents est inévitable. Certains psychologues disent que c’est à partir de ce moment que l’on devient vraiment adulte. Et quand cela arrive, même si une partie de nous le savait, on doit gérer la réalité des faits. Il faut gérer la maison familiale avec son lot de souvenirs et d’absence. Tout ces biens deviennent la propriété de l’unique héritière. L’auteure Lydia Flem raconte son parcours psychique et émotionnel face à cette nouvelle. Une façon de retracer le parcours d’une famille qui a gardé des secrets lourds liés à la seconde guerre mondiale. Une enfance pas si heureuse que ça car il y avait un poids et un tabou du passé. Maintenant quelques réponses allaient se trouver. Mais cela se fera dans la solitude comme le tri dans les papiers, les vêtements, les livres… Trier, jeter, donner, vendre permet d’entrer dans son deuil et d’accepter l’inacceptable. Maintenant vous voilà orpheline.

Malgré quelques années que ma grand-mère soit morte depuis quelques années maintenant, ma mère a gardé encore certaines de ces affaires. Et parfois, elle nous en donne à ma soeur ou moi. Puis elle rajoute « je vous laisserai faire le tri dans mes affaires quand je ne serai plus là ». On sait quelque part que cela est vrai, un jour, on devra trier les choses et départager qui garde quoi. Les histoires de famille qui se déchire pour avoir la meilleure part sont légion courante. L’auteure est face seule à cette étape de la vie si difficile et constructive. Elle partage avec fragilité, doute cette période. Le besoin d’écrire était important comme pour laisser aussi un trace qui restera bien au-delà de sa propre disparition. Une façon aussi de partager avec tellement de personne qui ont ou vont passer aussi par ce traumatisme de la séparation définitive. Mais le fait aussi de se donner les affaires à des gens qui vont leur donner une nouvelle affection, rassure et réconforte. Une autre histoire s’écrit dans la sienne et ceux de ces parents, un bel hommage secret.

Un livre touchant qui saura vous rappeler des gens disparu que vous avez aimé.

« Vider, quel mot sinistre, il résonne mal, évoque immédiatement l’idée de piller une tombe, de dérober des secrets au royaume des morts – la malédiction des pyramides -, donne la sensation de ressembler à des rapaces, des détrousseurs de cadavres. »

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