La machine à explorer le temps – Herbert George Wells

Que diriez-vous de faire un voyage dans le futur? Vous pensez que c’est impossible? L’Explorateur du Temps va vous prouver le contraire.

Herbert George Wells (1866 – 1946) écrit en 1888 la première version de son roman nommé à ce moment « The Chronic Argonauts » est publié dans le journal étudiant « Science School Journal ». Trois ans plus tard, il modifie son texte pour le publier sous le nom de « The Rediscovery Of The Unique » dans « The Fortnightly Review« . Entre 1894 et 1895, une avant-dernière version apparaît dans « The New Review »  avec pour titre « The Time Machine : an Invention ». Cette version que le Mercure de France a traduit et publié le 1 mars 1959. D’ailleurs, cette version se trouve maintenant chez Folio. Pourtant la dernière version date de 1924 et c’est celle que l’on retrouve dans les pays anglo-saxons. A ce qui paraît l’histoire a beaucoup évolué entre ces versions mais il est difficile de faire des comparatifs. Pourquoi? Parce que l’auteur a fait disparaître quelques versions imprimées. A t’il changer son regard sur cette société futuriste? Voulait-il être plus raccord avec des théories darwinistes? théories communistes? Voulait-il cacher son innocence de l’époque? Je ne pourrais répondre. Je peux juste donner mon impression suite à la lecture du roman en français.

Londres est une ville en plein essor économique et les usines se trouvent en plein coeur de la ville la recouvrant de fumée noire. Alors quoi de plus normal de trouver une machine mécanique avec de grandes compétences. Lors d’un repas, un homme L’Explorateur du Temps profite d’un repas pour exposer son projet à ces amis. Et s’il était possible de voyager dans le temps?

« Il y a en réalité quatre dimensions : trois que nous appelons les trois plans de l’Espace, et une quatrième : le Temps. On tend cependant à établir une distinction factice entre les trois premières dimensions et la dernière, parce qu’il se trouve que nous ne prenons conscience de ce qui nous entoure que par intermittences, tandis que le temps s’écoule, du passé vers l’avenir, depuis le commencement jusqu’à la fin de votre vie. »

Cette idée fait rire les convives. Mais il leur prouvera que son projet est bien réaliste. D’ailleurs, lors d’un autre repas, il va arriver en retard, un peu débrailler ce qui intrigue tout le monde. Il lui est arrivé quelque chose d’incroyable et il faut qu’il raconte tout. Voilà à peine quelques minutes, il se trouvait en 802801 et a rencontré des êtres étranges, Morlocks et Elois. Leur monde est étrange. Il fait aussitôt le parallèle avec le monde ouvrier avec une espèce exploitée, qui ne voit jamais la lumière et ceux qui ont tout le confort. N’est-ce pas une vision un peu simpliste? Faut-il cela pour mieux critiquer? La chose étrange repose aussi sur les très longues descriptions et cette vision assez supérieur que le héros peut avoir. On a l’impression d’avoir une vision d’un conquérant en Afrique.

Mais ce roman « La machine à explorer le temps » a marqué l’histoire de SFFF autrement que pour sa critique sociale. Cette parution est celle qui introduit les voyages dans le temps. C’est un peu grâce Herbert George Wells que Docteur Who a fait son apparition. On avait déjà avant lui écrit sur le voyage temporel mais lui donne naissance à une machine qui permet de se déplacer dans le temps. Les détails de la cabine est assez modeste. Nous sommes bien loin d’une cabinet téléphonique bleue, sobrement appeler TARDIS. Par la suite, on retrouvera une cabine dans bien des histoires avec aussi des histoires de l’évolution des scènes, de la dégénérescence génétique, de la mémoire, des limites du langage, des injustices sociales… Et aussi avec des styles moins descriptifs et plus dans l’action pour emmener mieux le lecteur. La science fiction prend un nouvel essor pour faire réfléchir les lecteurs. Quel sera l’avenir de l’humanité? C’est à chacun de choisir et ainsi de faire les bons choix.

Un roman précurseur qui ouvre la voie vers des mondes étranges et fantastiques.

«Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s’étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d’immenses édifices s’élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée – ondoyant et s’évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d’un solstice à l’autre, en moins d’une minute, et que par conséquent j’allais à une vitesse de plus d’une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s’évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps.»

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