Waluk – Tome 2 – La route du Grand Chien – Emilio Ruiz et Ana Miralles

La liberté n’est pas une notion évidente et connue de tous. Parfois, il faut de fidèles amis pour vous rappeler votre valeur et vos droits. Waluk et Esquimo vont vous l’expliquer.

Esquimo attendait patiemment avec les oursons le retour de Valkia. Mais leur tranquillité va être perturbée par un étrange objet. Le vieil ours pressent que cela n’a rien de naturel là-dedans. Aucun doute, voilà des humains. Il faut qu’ils bougent et se préservent. C’est un bateau cargo qui passe par là. Quelques personnes à l’intérieur s’émerveillent de la beauté des animaux sauvages. « Regardez ! Une maman ourse avec ses trois petits ! ». Quel n’est pas leur étonnement quand il découvre quelqu’un balancer un chaud liquide noirâtre par-dessus bord ? « Nous naviguons dans un environnement d’une valeur inestimable ! » Mais il ne savait pas ce que laissait comme trace dans l’environnement ce mastodonte des mers. Le pilote distrait a percuté une couche de glace épaisse. Une petite marche arrière et il poursuit son chemin l’air de rien. Sauf qu’un énorme conteneur est tombé. La curiosité des plus petits est piquée. Ils vont à l’intérieur avec enthousiasme et tombent nez à nez avec des centaines de peluches à leur effigie. C’est doux et chaud, rien de tel pour inciter à faire une bonne sieste. Au retour de Valkia et d’un délicieux repas de phoques, il faut reprendre le chemin de la liberté. « Ils finirent par suivre leur instinct, qui reste le meilleur guide de tout être vivant ». Esquimo avait besoin de se reposer plus souvent. Il rêvait de sa jeunesse et de sa témérité. Toutefois un bruit le réveilla de sa sieste. C’est un objet dotée d’une IA venue l’observer. Rien ne se passe bien. Par chance, Uhuapeu, un ami hibou passe par là et donne un coup de main. Il explique aussi que tous les hommes ne se valent pas. Il faut aider ces chiens qui ont un maître cruel. Déjà sauver Yukon et voir avec lui. Peut-être que leur esprit protecteur, Tuhis leur viendra en aide. Castor veut tuer tous les chiens avant de partir. Quand les animaux s’en aperçoivent, ils appellent à l’aide. L’appel de la nature se fera entendre. Sont-ils prêts à vivre une nouvelle vie ? 

Souvent on se demande comment parler de la protection des animaux aux enfants. Quel livre choisir ou quel support ? La réponse se trouve dans une bande dessinée qui se nomme « Waluk ». Un nom qui n’a pas été choisi au hasard, vous en doutez bien. Il fait référence à la mythologie inuit. On trouve par exemple l’esprit Nanuq, qui signifie ours blanc. Cela tombe bien car l’histoire tourne autour d’un ours nommé Waluk abandonné par sa mère qui a un ami, Esquimo. L’ours bénéficie d’une belle image et d’un grand nombre de produits dérivés comme le montre la bd. Toutefois sa survie est en péril et encore plus aujourd’hui avec le réchauffement climatique et la pollution. On voit nos adorables amis chercher de la nourriture qui se raréfie et cette glace qui fond plus vite. Difficile de s’adapter à tant de changements. Sans oublier bien entendu l’homme qui l’étudie, le chasse et le tue aussi par plaisir. D’ailleurs l’un des personnages dit : « Pourquoi tuer quelqu’un si ce n’est pour le dévorer, hein ! J’aimerais que l’on m’explique ! ». Chasser des animaux rares reste un loisir pour certaines riches personnes. On trouve là même chose dans d’autres zones comme la chasse à l’éléphant, le lion, le rhinocéros… « La plupart des humains sont gentils. Cependant une minorité cupide prétend posséder le ciel, la mer et la terre. Et tout ce qu’ils abritent, y compris nous ». Ce n’est pas le nombre qui rendre compte mais le pouvoir néfaste que peuvent avoir des gens très influents. Et même parfois à petite échelle des gens sont très cruels. Castor veut tuer ces chiens de traineau pour quitter cette zone froide. N’y avait-il aucune autre méthode pour sauver ces fidèles animaux ? Emilio Ruiz aborde de très nombreux sujets parfois complexes avec beaucoup de pédagogie et de bienveillance. Et sans jamais faire de la morale, ce qui est important. Il ne faut pas culpabiliser le lecteur mais le sensibiliser. Les phrases sont souvent simples, faciles à comprendre et très lourdes de sens. « Les humains ! Ils étaient si inconscients aux yeux de Valkia ! Ils avaient toujours l’air d’être ailleurs, incapables de respecter la terre qui les nourrissait ou de respirer la brise qui leur apportait une multitude d’odeurs… On aurait dit que leur unique désir était de s’entourer de choses non comestibles et malodorantes. Valkia était chaque jour plus fière d’être une ourse ! » Aucun doute que vous pourrez échanger sur la nature, la protection des animaux, le développement durable, l’écologie et même l’économie avec des enfants par la suite. Le travail graphique d’Ana Miralles est toujours rempli de douceur, de calme et de délicatesse. Ce monde est rempli de ressources, de beauté, d’amitié et de solidarité. Les esprits veillent et font de leur mieux pour protéger les siens. Ensemble on est plus fort pour lutter que tout seul isolé.

Une suite intéressante qui va permettre de passionnantes discussions intergénérationnelles.

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