Ikigami – Préavis de mort – Tome 3 – Motorô Mase

L’horloge tourne et bientôt des innocents vont mourir pour l’honneur de la nation. Un système juste car il concerne tous les jeunes âgés entre 18 et 24 ans. Mais faut-il tuer pour autant?

Les responsables du fonctionnaire Fujimoto sont assez contents car il est de plus en plus discipliné. Il va même jusqu’à étudier cette fameuse loi de sauvegarde de la prospérité. « Dans notre société actuelle, où il n’est plus rare de voir les membres d’une même famille s’entretuer, peut-être nous faut-il un système juridique qui prône fermement l’importance de la vie. Mais je ne pense pas que l’actuelle « loi de prospérité nationale » soit la réponse.  » Il sait qu’il ne peut publiquement dire cela au risque de perdre sa vie. D’autres personnes doivent être d’accord avec lui? C’est bien le cas avec les parents de Noaki. La mère est une politicienne qui tente de faire sa place. Pour attirer des électeurs, elle veut faire la part belle à cette loi qu’elle trouve juste et bien pour le pays. Quand son fils reçoit l’ikigami, elle ne change pas de discours. Bien au contraire, elle s’en sert pour faire un argument de campagne. Le garçon ne tolère pas se nouveau manque de respect à son encontre. Il va lui montrer qui il est avec une arme pour la tuer en public. Son acte l’a fait mourir avant terme et par conséquent ces parents sont pénalisés financièrement et montrer du doigt. Le père est décidé, il faut éradiquer cette absurde loi et sa femme va l’aider. Pour Satoshi c’est une autre histoire. Il avait tout fait pour accueillir sa soeur chez lui depuis la mort de leurs parents. Seulement voilà, il reçoit l’ikigami. Il faudrait des cornées à sa soeur afin qu’elle retrouve la vue. Peut-être est-ce l’occasion de faire une bonne chose de son décès? Aidé par Fujimoto et le personnel de l’hôpital, il va pouvoir donner un peu de lui pour sauver sa soeur. N’est-ce pas une mort qui a du sens?

Notre fonctionnaire s’applique à mieux faire son travail. Mais comment accepter d’annoncer la mort avec positivisme ou retrait? Il doit toujours faire face à l’accablement des gens. Comment gérer ces flots d’émotion en restant neutre? La psy lui conseille de trouver son emploi gratifiant.  Fujimoto dit cette phrase : « Le désespoir des condamnés dévore tout le reste. » Motorô Mase trouve toujours les mots juste pour montrer la complexité de la tâche et de l’impact globale sur la société. Notre personnage principal commençait à se poser des questions. Maintenant il n’est plus le seul à remettre en question cette organisation si injuste. Pourquoi tuer la force vive d’un pays? Est-ce que cela permet vraiment à une population de considérer la valeur de la vie? Un autre projet ne pourrait-il pas avoir le même sens sans la mort d’innocents? On sent les prémices d’une révolte qui débute silencieusement. Aucun doute que progressivement les mécontentements vont aller croissants. Est-ce le début du changement? Le mangaka nous montre aussi que chacun réagit différemment quand on lui annonce qu’il lui reste 24h à vivre. On peut choisir la vengeance avec la violence ou on peut choisir d’être là pour les gens qu’on aime jusqu’au bout. Le comportement des gens restent souvent imprévisibles. Ce qui met en doute la capacité d’un groupe a changé d’opinion concernant une loi. Le phénomène de troupeau est malheureusement très fort. Une lueur d’espoir est-elle possible? Je crains que non cependant pour le savoir, il va falloir poursuivre la série.

La série évolue doucement avec une remise en cause du système. Peut-il changer et être plus juste?

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