Ikigami – Préavis de mort – Tome 2 – Motorô Mase

Quand vous trouvez un avis de passage dans votre boîte aux lettres vous annonçant votre préavis de mort, comment réagiriez-vous? Il vous reste moins de 24 heures à vivre que faîtes-vous?

Un pays a créé une « loi pour la sauvegarde de la prospérité nationale » pour que « la population redécouvre « la valeur de la vie » ». En quoi cela consiste? Tout jeune, on vaccine tous les enfants mais dans certaines seringues se trouvent une capsule. Elle explosera entre 18 et 24 ans causant leur mort. Mais 24h avant un fonctionnaire viendra vous remettre votre Ikigami, votre préavis de mort. C’est le boulot de Fujimoto et ça commence à lui peser. Surtout que sa copine vient de le quitter à cause de ça. Il n’a pas d’horaires fixes et est toujours triste en revenant à l’appartement. Qui pourrait être heureux d’annoncer à des gens qu’ils vont mourir? D’autant plus quand ils doivent signer un récépissé de bonne réception de la nouvelle. Par exemple pour Kazusa, elle a toujours fait les choses pour les autres. Et quelle récompense elle a? Le droit de mourir dans 24h. Sauf que son copain n’est pas là et on ne peut pas dire qu’il ne s’était pas bien comporté avec elle. Elle prendra de la drogue malgré ces réticences pour avoir quelques instants en plus avec lui. Sauf que l’abus l’a achevé plus vite. Pour Shoji, cela a été un peu différent. Lui voulait consacrer sa vie à l’épanouissement des personnes âgées dans les maisons de retraite. Mme Asakura lui a rempli son coeur de joie car il est arrivé à lui redonner goût à la vie. Grâce à cela, il accepte mieux l’idée de mourir déjà.

Cette idée de maintenir une population grâce à cette loi de la sauvegarde de la prospérité nationale est excellente. Elle est à la fois ingénieuse et horrible. Car toute personne qui remet en cause le principe est suspect et doit être dénoncé par son entourage. Par conséquent, vous n’avez pas vraiment le choix d’être pour. 1 personne sur 1 000 va mourir entre 18 et 24 comment cette population peut-elle se construire un avenir si elle risque de disparaître du jour au lendemain? Les parents acceptent-ils vraiment de voir le départ définitif de leur progéniture pour le bien de la nation, comme s’il mourait sur un champ de bataille? Motorô Mase propose cette comparaison à travers le deuxième personnage qui va périr. C’est difficile de comprendre la bonne cause et pour la patrie surtout que cela semble à une période assez proche de la nôtre. Est-ce une forme de dictature qui n’ose pas dire son nom? Et cela renvoie aussi à notre propre mortalité. Comment pourrions-nous accepter cela pour nous mais aussi pour nos proches? Tolérions-nous cette action? Et enfin que ferions-nous de ce temps? L’Etat a t’il le droit de choisir quand et qui doit mourir? Une vraie réflexion philosophique où chacun aurait son idée.
En tout cas, ce manga ne nous laisse pas indifférent et nous interroge.

Un système dit juste parce qu’aléatoire n’a t’il pas ses limites ? Est-ce à ceux de l’intérieur de changer les choses?

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